ÉDITO – Migration, Immigration, Intégration

Trois mots incandescents, que les litres d’encre qui coulent sur euxn’éteignent pas. Au contraire, l’encre est un attiseur ! Des mots, des murs, des boucliers: les mots, le plus souvent, teintés de peur. Des murs «en doux en dur». Des boucliers, pour protéger son identité. Un tremblement de terre social, au niveau mondial. Probablement un des phénomènes les plus complexes qui ait ébranlé l’humanité. Indifférent n’existe pas. Pour ou contre ! Les médias, la politique, l’ONU, les associations et, pas le dernier, le citoyen… Aucune solution logique en vue !

Mais permettez-moi, quand même, une petite réflexion sur un mot porteur ! Notre langue-mère, le latin, par «integrare» entendait «rendre entier».
Dès lors, l’intégration ne serait qu’une «réparation», une sorte de réconciliation après une cassure.
Vue sous cet angle, l’intégration, plus qu’un accueil bienveillant, devrait être envisagée comme une fusion qui rend l’intégrité. En clair une rencontre amoureuse, avec toutes ses caractéristiques de réciprocité : respect, enrichissement, bonheur.
D’une conviction – si poétique soit-elle (1) – peut naître une attitude et d’une attitude répandue peut naître la solution. Même si notre langue-mère est morte, ce serait un bel hommage que de réfléchir sérieusement à la justesse et à la puissance de son «integrare» !

(1) (de toute façon, le monde ne peut être sauvé que par des artistes dans l’âme).

Gianfranco Cencio

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