ÉDITO – 9000 habitants, une richesse !

Chers nouveaux habitants, bienvenue à Fully, vous êtes ici chez vous. Ce qui caractérise ce petit coin de terre, c’est de pouvoir y croiser des personnalités passionnées et aimantes.

Nos vignerons partageront avec vous la quintessence de la vigne. Nos agriculteurs font pousser des fruits et légumes délicieux. Les sociétés accueilleront vos talents les bras ouverts.

A travers nos éditions, tout Fully est représenté dans ces 160 pages annuelles. Olivier, un nouvel habitant, m’a confié qu’il avait hâte chaque mois de recevoir ce journal. Sa lecture lui permet de mieux comprendre ce microcosme et d’approfondir son intégration. Son témoignage enthousiaste n’a pas de prix pour tous ceux qui publient des articles. Je vous souhaite une lecture passionnée et aimante.

Enfin, chers nouveaux habitants, sachez que la première des nombreuses qualités du Fulliérain est son humilité… avec une touche d’humour.

Alain Léger

Président du Journal de Fully

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ÉDITO – L’art et la culture, sentiers de l’émancipation

Les questions fréquentes devant un tableau sont : «A quoi ça sert ? » « Qu’est-ce que cela veut dire ? » Une réponse, en passant par l’absurde : qui oserait imaginer une ville où n’existeraient que des usines, des entreprises et… des casernes ! Les Beatles, Mozart inexistants…pas de musique, ni de poésie, pas un monument, ni une galerie. Dans les maisons, pas un objet décoratif, que des casseroles et des assiettes blanches ! Platitude, stérilité, horreur !

C’est vrai : la recherche de l’utilité va dans le sens du courant de notre société. La fonction d’un tire-bouchon est évidente, et le fonctionnement intuitif. Mais devant un objet dont la valeur n’est qu’esthétique, à la question de l’utilité personne ne donnerait une explication aussi claire que… pour la fonction du tire-bouchon.

Apprivoiser des valeurs non évidentes est l’aboutissement d’une démarche personnelle faite de pratique, de fréquentations, de réflexions. Mais seulement en se forgeant un jugement personnel aiguisé on atteint l’émancipation. Pourquoi s’enliser dans un complexe d’infériorité inutile, ou passer à côté de jouissances intellectuelles qui sont les piments de la vie ? La création, ou la simple contemplation d’une œuvre «inutile», si elle plaît a donc une fonction de plaisir, dans le cas contraire elle a une fonction de développement personnel.

Voilà «à quoi ça sert !» Et ce n’est vraiment pas peu !

Gianfranco Cencio

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