ÉDITO – Chronique du stress, ou stress chronique ?





A l’heure où le rendement passe avant le confort, certains, face à la pression grandissante du monde du travail, prennent l’initiative de tout quitter pour un retour à l’essentiel.

Depuis un certain temps, nous assistons à une expansion des métiers dans les domaines du bien-être et du naturel. Des anciens salariés reconvertis en coach, thérapeute ou praticien en tous genres essaient tant bien que mal de vivre de leurs nouvelles activités.

Certains ont su tirer leur épingle du jeu, mais qu’en est-il des autres ? Est-ce qu’au final, ces nouveaux travailleurs en quête d’indépendance ne sont-ils pas à nouveau plongés dans une spirale infernale de stress, face à la concurrence et au manque de revenus ?

Dans chaque choix professionnel que nous faisons, chacun est libre de fixer ses propres limites afin de se sentir en adéquation avec soi-même et d’essayer de trouver son équilibre.

Alexandra Sieber

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ÉDITO – Bancs publics

A l’heure où les candélabres fleurissent ans notre village de Branson, assis sur le mur de la vigne jouxtant mon mazot, je songe aux EXEDRES, mot étymologiquement tiré de l’époque classique et signifiant BANCS PUBLICS.

Affectés au soulagement corporel de chaque usager, ils peuvent être conçus en diverses formes architecturales et en de multiples matières : avec accotoirs, à étages ou avec reposoir, en fonte, en acier, en pierre, en bois, voire imputrescible.

Ils peuvent être aussi hostiles, comme dans cette cité du nord de Londres, nommés d’ailleurs «Camden bench », de forme non plate et inconfortables aux SDF.

Pourtant, un banc c’est gratuit, ça ouvre la porte au dialogue, ça réconforte et ça repose, ça nourrit les commérages, un banc c’est aussi un pied de nez à l’espace marchand.

Bercé d’une célèbre mélodie de Georges Brassens, je chantonne «Les amoureux […] sur les bancs publics, bancs publics […] se disant des JE T’AIME pathétiques» Alors lève-toi et marche… nous aurons bientôt nos EXEDRES.

Dominique Delasoie

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ÉDITO – Lettre aux nouveaux habitants

D’un élan sublime, vous avez décidé d’enraciner votre vie et celle de votre famille à l’abri du Chavalard. Bienvenue à vous !

A Fully, il y a de belles personnes qui n’hésiteront pas à partager avec vous l’amour quasi charnel de ce bout de terre. Je vous souhaite de les rencontrer.

Roland Bruchez, chanteur à la chorale depuis 70 ans, vous entonnera les chants qui ont bercé notre enfance et plus encore.

Jean-Marie Carron, une plume reconnue en Europe pour ses écrits poétiques et qui nous conte ses veillées au Planuit et plus encore.

Simon Roduit, Président de l’Amicale des Pêcheurs et Chasseurs qui vous donnera ses meilleurs coins pour la chasse et les champignons (sur ce point, restez un poil dubitatifs et plus encore).

Philippe Bender, historien, vous apprendra dans un généreux flux de mots l’Histoire de chez nous. Attention, vous pouvez quand même lui signaler, si vous êtes téméraires, que le Valais n’est pas que né en 1848, mais plus encore.

Les frères Arlettaz, de la Cave des Amis, tout comme les vignerons de ce terroir vous apprendront à aimer le vin, fruit de la terre et du
travail des hommes et plus encore.

Raymond Ançay, garant du patois, vous donnera la définition de tous les lieux-dits. Exemple : le village de Tassonière qui vient du patois «tasson» et veut dire blaireau. Mais attention à la prononciation, car il vous en dira plus encore.

Toutes ces personnalités se retrouvent au fils des éditions dans ce journal. C’est bien plus qu’un journal : c’est un ami avec qui on passe un bon moment chaque mois.

Chers nouveaux habitants, par vos talents vous êtes les Fulliérains de demain et plus encore.

Alain Léger, Président

du Journal de Fully

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