ÉDITO – Bancs publics

A l’heure où les candélabres fleurissent ans notre village de Branson, assis sur le mur de la vigne jouxtant mon mazot, je songe aux EXEDRES, mot étymologiquement tiré de l’époque classique et signifiant BANCS PUBLICS.

Affectés au soulagement corporel de chaque usager, ils peuvent être conçus en diverses formes architecturales et en de multiples matières : avec accotoirs, à étages ou avec reposoir, en fonte, en acier, en pierre, en bois, voire imputrescible.

Ils peuvent être aussi hostiles, comme dans cette cité du nord de Londres, nommés d’ailleurs «Camden bench », de forme non plate et inconfortables aux SDF.

Pourtant, un banc c’est gratuit, ça ouvre la porte au dialogue, ça réconforte et ça repose, ça nourrit les commérages, un banc c’est aussi un pied de nez à l’espace marchand.

Bercé d’une célèbre mélodie de Georges Brassens, je chantonne «Les amoureux […] sur les bancs publics, bancs publics […] se disant des JE T’AIME pathétiques» Alors lève-toi et marche… nous aurons bientôt nos EXEDRES.

Dominique Delasoie

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