ÉDITO – J’aime Fully, je me sers à Fully

A l’heure où le Farinet aurait dû refaire surface, les grandes surfaces souffrent de l’ère du net : Ebooking, Ebanking, Etuttiquanting. Tout pour remettre en exergue les astuces des petits commerçants et leurs associations afin de redonner une âme aux contacts humains.

Même si le prix des tomates ou des asperges est quatre sous plus cher sur le marché, ici le client en a pour cent sous en qualité, en accueil, en conseils. Les exposants de notre marché villageois ne rigolent pas, ils sourient, car ils ont une âme, un coeur et des bras pour vous servir, ils vous les ouvrent tout grand. Profitons encore de cette aubaine avant que Zazadodo & Co nous bouffent tout crus.

Le boucher, le boulanger, la laitière, la mercière de la rue latérale, le petit cordonnier, tous sont bientôt présents 7/7 et 24/24 pour vous présenter un produit de qualité, un service en or, un ressemelage qui dure, un artisan qui répare votre clé de cave centenaire… alors là, Zaza au dodo, car vous pouvez vous rhabiller !

Dans cette édition, nous souhaitons donner la parole aux acteurs économiques de notre village. Songentils, comme moi, à un développeur commun, à un économiste né, à un précurseur ?

– Tout d’abord une Société de développement locale, Fully tourisme,
avec ses manifestations reconnues au-delà du coude du Rhône.

– Puis, noblesse oblige, «Petite Arvine en Capitale» avec le PDR, Projet de Développement Régional de Fully qui nous offre un exemple de collaboration.

– Et le cadet «ComArt», Association des Commerçants et Artisans de Fully qui noue des liens proches et tissés avec les petits commerçants et artisans.

Alors le forain entremontant exilé qui «Aime Fully et se sert à Fully», tel le slogan d’époque, vous donne rendez-vous chaque mardi matin au marché villageois, à l’heure de l’apéro !

Dominique Delasoie

0

ÉDITO – Ma vie de journal du terroir

Qui suis-je ?

On m’a prénommé le Journal de Fully. J’ai 27 ans et j’ai grandi en même temps que la commune qui m’a vu naître. Pour Toi lecteur, cet édito n’est ni plus ni moins que la 3241e page de ma vie. Imagine les fantastiques volumes de souvenirs, de photos et d’articles qui ont paru dans mes éditions tenues par des bénévoles.

Pour se retrouver gratuitement dans tous les foyers de Fully, il en faut de l’abnégation, dans un monde où le papier tend à disparaître. Mais bon sang ! Qu’il est agréable de lire la vie de nos respectables nonagénaires, qu’il est grisant de voir les exploits des jeunes et de les encourager, qu’il est constructif, le partage des prochains événements se déroulant dans notre belle commune.

J’existe grâce à Toi. Toi qui me parraines, MERCI ; toi qui insères des publicités, MERCI ; Toi qui prends le temps de faire honneur au BV qui est dans cette édition, MERCI. Mais peu importent les chiffres, si l’amour n’y est pas, je ne suis rien. L’important, c’est la passion qui me fait vivre. Passion d’un comité enthousiaste et le retour positif des lecteurs. Prends bien du plaisir en feuilletant mes pages, prends le temps d’apprécier ce moment : ma particularité est d’exhaler du Fulliérain et je suis le suintement de son âme. Voilà qui je suis, voilà ce que tu lis.

Journal de Fully

0

ÉDITO

En tes soixante-dix
balais
Va-t’en jusqu’à
cent ans,
chantant !

Après tes soixante-dix printemps
Grimpe encore à l’échelle du ciel
Quelques échelons, longs !

Va-t’en plus loin, plus fou, plus fort
Écoute bien ton corps, ton coeur
Te répéter en choeur
Encore !

Avant le temps des chrysanthèmes
Tes soixante-dix bougies
Finis pas le gâteau
Trop tôt

La sol fa mi ré do
Rideau !

Dominique Delasoie, sur un air
de Serge Reggiani et soufflé
par Marcia Granges.

«Tu parlais de
Mathusalem. Ah !
ce type-là, un solide
compagnon ! A 976 ans
il était si bien conservé
qu’il en paraissait à
peine 345 !»

0

ÉDITO – 25 ans des Magasins du Monde

Jamais «capona» Il y a 25 ans, une joyeuse équipe de copains avait en tête, pour beaucoup d’entre eux, le message de Baden Powell, fondateur du scoutisme : «Essayez de quitter la terre en la laissant un peu meilleure que vous ne l’avez trouvée».

Quel défi ! Ils fondèrent alors à Fully les Magasins du Monde. Le petit marché hebdomadaire est devenu un beau magasin, entièrement dédié au commerce équitable au coeur de Fully. En 25 ans, le petit ruisseau est devenu grand fleuve et la tâche n’a de loin pas été facile.

Les Magasins du Monde, un commerce équitable où il ne s’agit pas d’assistance mais simplement de commerce juste avec des artisans et paysans pauvres du monde entier, pour s’élever contre l’injustice des échanges économiques. En réalité, celui qui produit peut vivre décemment grâce aux Magasins du Monde. Le 90% des produits sont BIO et tous ceux qui travaillent au MDM de Fully sont des bénévoles, ce qui permet d’avancer doucement mais sûrement.

Tous ces jeunes fondateurs avaient une devise de nos vaillants grandspères : «Pa capona». En français : «Ne jamais baisser les bras».

Bon vent à tous et je serai peut-être là pour vous recevoir au magasin, en face du Restaurant de Fully.

A bientôt…

Jean-Luc Carron-Delasoie

0

ÉDITO – Jean-Marie Carron poète de nos réalités

Comment définir le Valais en alexandrins :

«Poétique univers
au somptueux corsage
De châtaignier, de vigne,
à l’aurore immergeant !»

Tout est dit : Nature, sensualité, générosité et humanité. Dans son livre «Poèmes et chansons pour toi», Jean-Marie, du haut de ses 80 ans de sagesse, nous offre un tome émouvant de poésies authentiques. Ancien professeur de français, il est toujours muni d’un petit carnet et d’une plume afin d’y poser les mots, les instants et les personnes. Quand j’ai voulu l’interviewer, il n’avait de cesse de regarder son livre en me faisant comprendre que les réponses à mes questions s’y trouvaient transcrites lettre après lettre, phrase après phrase, page après page et vie après vie. Nul besoin de lire entre les lignes tant chaque vers va à l’essentiel et remplit le vide.

Je ne puis que vous inciter à vous procurer ce chef-d’oeuvre, car la culture est ce qui s’ajoute à la nature de l’Homme.

Alain Léger

(ancien élève)

0

ÉDITO – Les jeux divers

Un esprit sain vit dans un corps sain dit-on souvent. Mais que faut-il faire pour réunir toutes les conditions nécessaires à une telle affirmation ?

La qualité de notre existence dépend en grande partie de comment nous nous sentons dans notre corps et dans notre esprit. Quand le corps va mal, l’esprit aussi va mal et vice versa. Ainsi, chaque personne est responsable, bien sûr à des degrés divers, de son épanouissement. Les différentes sphères de notre éducation, tant l’école que le cadre familial, nous offrent des outils nécessaires à notre évolution physique, intellectuelle et spirituelle. Les divers jeux qui jalonnent la culture humaine depuis les temps immémoriaux jusqu’à nos jours sont des ingrédients indispensables à notre mieux-être. Toutes les activités sportives et tous les jeux de société pratiqués à bon escient concourent au bien et à la joie de ceux et celles
qui les pratiquent. En observant les récentes sorties d’hiver des écoles, quelle satisfaction et quelle immense joie peuton lire sur le visage des enfants, quand ils racontent leurs aventures et mésaventures durant ces jours de jeux d’hiver.

Un bravo mérité aux organisateurs de ces sorties d’hiver, à la police qui a assuré la sécurité au départ et à l’arrivée des cars, aux parents qui ont fait le nécessaire pour leurs enfants et aux enfants qui ont joué le jeu.

Yaovi Dansou

rédacteur en chef

0

ÉDITO – A nous assoir sur un banc





L’image est interpellante, c’est la photo d’un banc ou il est inscrit : « Si vous pouviez vous assoir sur ce banc et échanger durant une heure avec quelqu’un du passé, qui serait-il ?»

Dans mon entourage, à ma grande surprise, peu de gens ont proposé des figures extraordinaires du passé comme Gandhi, Louis Morand ou le général Guisan.

La grande majorité, d’après leur âge, choisirait de passer une heure avec un de leurs grandsparents, une super tata, une soeur ou un ami… Bien belle et noble idée, mais malheureusement vaine.

Si nous avançons dans nos vies, c’est aussi grâce à nos bons souvenirs. Ils nous portent dans les moments de grandes nostalgies.

Pourquoi ne pas nourrir cela sans attendre, en prenant une heure et même plus avec une personne bien vivante et échanger à vif coeur.

Alain Léger

0

ÉDITO – Chronique du stress, ou stress chronique ?





A l’heure où le rendement passe avant le confort, certains, face à la pression grandissante du monde du travail, prennent l’initiative de tout quitter pour un retour à l’essentiel.

Depuis un certain temps, nous assistons à une expansion des métiers dans les domaines du bien-être et du naturel. Des anciens salariés reconvertis en coach, thérapeute ou praticien en tous genres essaient tant bien que mal de vivre de leurs nouvelles activités.

Certains ont su tirer leur épingle du jeu, mais qu’en est-il des autres ? Est-ce qu’au final, ces nouveaux travailleurs en quête d’indépendance ne sont-ils pas à nouveau plongés dans une spirale infernale de stress, face à la concurrence et au manque de revenus ?

Dans chaque choix professionnel que nous faisons, chacun est libre de fixer ses propres limites afin de se sentir en adéquation avec soi-même et d’essayer de trouver son équilibre.

Alexandra Sieber

0

ÉDITO – Bancs publics

A l’heure où les candélabres fleurissent ans notre village de Branson, assis sur le mur de la vigne jouxtant mon mazot, je songe aux EXEDRES, mot étymologiquement tiré de l’époque classique et signifiant BANCS PUBLICS.

Affectés au soulagement corporel de chaque usager, ils peuvent être conçus en diverses formes architecturales et en de multiples matières : avec accotoirs, à étages ou avec reposoir, en fonte, en acier, en pierre, en bois, voire imputrescible.

Ils peuvent être aussi hostiles, comme dans cette cité du nord de Londres, nommés d’ailleurs «Camden bench », de forme non plate et inconfortables aux SDF.

Pourtant, un banc c’est gratuit, ça ouvre la porte au dialogue, ça réconforte et ça repose, ça nourrit les commérages, un banc c’est aussi un pied de nez à l’espace marchand.

Bercé d’une célèbre mélodie de Georges Brassens, je chantonne «Les amoureux […] sur les bancs publics, bancs publics […] se disant des JE T’AIME pathétiques» Alors lève-toi et marche… nous aurons bientôt nos EXEDRES.

Dominique Delasoie

0

ÉDITO – Lettre aux nouveaux habitants

D’un élan sublime, vous avez décidé d’enraciner votre vie et celle de votre famille à l’abri du Chavalard. Bienvenue à vous !

A Fully, il y a de belles personnes qui n’hésiteront pas à partager avec vous l’amour quasi charnel de ce bout de terre. Je vous souhaite de les rencontrer.

Roland Bruchez, chanteur à la chorale depuis 70 ans, vous entonnera les chants qui ont bercé notre enfance et plus encore.

Jean-Marie Carron, une plume reconnue en Europe pour ses écrits poétiques et qui nous conte ses veillées au Planuit et plus encore.

Simon Roduit, Président de l’Amicale des Pêcheurs et Chasseurs qui vous donnera ses meilleurs coins pour la chasse et les champignons (sur ce point, restez un poil dubitatifs et plus encore).

Philippe Bender, historien, vous apprendra dans un généreux flux de mots l’Histoire de chez nous. Attention, vous pouvez quand même lui signaler, si vous êtes téméraires, que le Valais n’est pas que né en 1848, mais plus encore.

Les frères Arlettaz, de la Cave des Amis, tout comme les vignerons de ce terroir vous apprendront à aimer le vin, fruit de la terre et du
travail des hommes et plus encore.

Raymond Ançay, garant du patois, vous donnera la définition de tous les lieux-dits. Exemple : le village de Tassonière qui vient du patois «tasson» et veut dire blaireau. Mais attention à la prononciation, car il vous en dira plus encore.

Toutes ces personnalités se retrouvent au fils des éditions dans ce journal. C’est bien plus qu’un journal : c’est un ami avec qui on passe un bon moment chaque mois.

Chers nouveaux habitants, par vos talents vous êtes les Fulliérains de demain et plus encore.

Alain Léger, Président

du Journal de Fully

0
Page 1 du 5 12345