ÉDITO – Les jeux divers

Un esprit sain vit dans un corps sain dit-on souvent. Mais que faut-il faire pour réunir toutes les conditions nécessaires à une telle affirmation ?

La qualité de notre existence dépend en grande partie de comment nous nous sentons dans notre corps et dans notre esprit. Quand le corps va mal, l’esprit aussi va mal et vice versa. Ainsi, chaque personne est responsable, bien sûr à des degrés divers, de son épanouissement. Les différentes sphères de notre éducation, tant l’école que le cadre familial, nous offrent des outils nécessaires à notre évolution physique, intellectuelle et spirituelle. Les divers jeux qui jalonnent la culture humaine depuis les temps immémoriaux jusqu’à nos jours sont des ingrédients indispensables à notre mieux-être. Toutes les activités sportives et tous les jeux de société pratiqués à bon escient concourent au bien et à la joie de ceux et celles
qui les pratiquent. En observant les récentes sorties d’hiver des écoles, quelle satisfaction et quelle immense joie peuton lire sur le visage des enfants, quand ils racontent leurs aventures et mésaventures durant ces jours de jeux d’hiver.

Un bravo mérité aux organisateurs de ces sorties d’hiver, à la police qui a assuré la sécurité au départ et à l’arrivée des cars, aux parents qui ont fait le nécessaire pour leurs enfants et aux enfants qui ont joué le jeu.

Yaovi Dansou

rédacteur en chef

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ÉDITO – A nous assoir sur un banc





L’image est interpellante, c’est la photo d’un banc ou il est inscrit : « Si vous pouviez vous assoir sur ce banc et échanger durant une heure avec quelqu’un du passé, qui serait-il ?»

Dans mon entourage, à ma grande surprise, peu de gens ont proposé des figures extraordinaires du passé comme Gandhi, Louis Morand ou le général Guisan.

La grande majorité, d’après leur âge, choisirait de passer une heure avec un de leurs grandsparents, une super tata, une soeur ou un ami… Bien belle et noble idée, mais malheureusement vaine.

Si nous avançons dans nos vies, c’est aussi grâce à nos bons souvenirs. Ils nous portent dans les moments de grandes nostalgies.

Pourquoi ne pas nourrir cela sans attendre, en prenant une heure et même plus avec une personne bien vivante et échanger à vif coeur.

Alain Léger

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ÉDITO – Chronique du stress, ou stress chronique ?





A l’heure où le rendement passe avant le confort, certains, face à la pression grandissante du monde du travail, prennent l’initiative de tout quitter pour un retour à l’essentiel.

Depuis un certain temps, nous assistons à une expansion des métiers dans les domaines du bien-être et du naturel. Des anciens salariés reconvertis en coach, thérapeute ou praticien en tous genres essaient tant bien que mal de vivre de leurs nouvelles activités.

Certains ont su tirer leur épingle du jeu, mais qu’en est-il des autres ? Est-ce qu’au final, ces nouveaux travailleurs en quête d’indépendance ne sont-ils pas à nouveau plongés dans une spirale infernale de stress, face à la concurrence et au manque de revenus ?

Dans chaque choix professionnel que nous faisons, chacun est libre de fixer ses propres limites afin de se sentir en adéquation avec soi-même et d’essayer de trouver son équilibre.

Alexandra Sieber

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ÉDITO – Bancs publics

A l’heure où les candélabres fleurissent ans notre village de Branson, assis sur le mur de la vigne jouxtant mon mazot, je songe aux EXEDRES, mot étymologiquement tiré de l’époque classique et signifiant BANCS PUBLICS.

Affectés au soulagement corporel de chaque usager, ils peuvent être conçus en diverses formes architecturales et en de multiples matières : avec accotoirs, à étages ou avec reposoir, en fonte, en acier, en pierre, en bois, voire imputrescible.

Ils peuvent être aussi hostiles, comme dans cette cité du nord de Londres, nommés d’ailleurs «Camden bench », de forme non plate et inconfortables aux SDF.

Pourtant, un banc c’est gratuit, ça ouvre la porte au dialogue, ça réconforte et ça repose, ça nourrit les commérages, un banc c’est aussi un pied de nez à l’espace marchand.

Bercé d’une célèbre mélodie de Georges Brassens, je chantonne «Les amoureux […] sur les bancs publics, bancs publics […] se disant des JE T’AIME pathétiques» Alors lève-toi et marche… nous aurons bientôt nos EXEDRES.

Dominique Delasoie

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ÉDITO – Lettre aux nouveaux habitants

D’un élan sublime, vous avez décidé d’enraciner votre vie et celle de votre famille à l’abri du Chavalard. Bienvenue à vous !

A Fully, il y a de belles personnes qui n’hésiteront pas à partager avec vous l’amour quasi charnel de ce bout de terre. Je vous souhaite de les rencontrer.

Roland Bruchez, chanteur à la chorale depuis 70 ans, vous entonnera les chants qui ont bercé notre enfance et plus encore.

Jean-Marie Carron, une plume reconnue en Europe pour ses écrits poétiques et qui nous conte ses veillées au Planuit et plus encore.

Simon Roduit, Président de l’Amicale des Pêcheurs et Chasseurs qui vous donnera ses meilleurs coins pour la chasse et les champignons (sur ce point, restez un poil dubitatifs et plus encore).

Philippe Bender, historien, vous apprendra dans un généreux flux de mots l’Histoire de chez nous. Attention, vous pouvez quand même lui signaler, si vous êtes téméraires, que le Valais n’est pas que né en 1848, mais plus encore.

Les frères Arlettaz, de la Cave des Amis, tout comme les vignerons de ce terroir vous apprendront à aimer le vin, fruit de la terre et du
travail des hommes et plus encore.

Raymond Ançay, garant du patois, vous donnera la définition de tous les lieux-dits. Exemple : le village de Tassonière qui vient du patois «tasson» et veut dire blaireau. Mais attention à la prononciation, car il vous en dira plus encore.

Toutes ces personnalités se retrouvent au fils des éditions dans ce journal. C’est bien plus qu’un journal : c’est un ami avec qui on passe un bon moment chaque mois.

Chers nouveaux habitants, par vos talents vous êtes les Fulliérains de demain et plus encore.

Alain Léger, Président

du Journal de Fully

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ÉDITO – N’y a-t-il qu’une fanfaRE à Fully?

Parfois, lorsque des nouveaux habitants abordent tiMIdement un Fulliérain de souche, ils lui posent la question :

– Bonjour, quels sont les noms des deux fanFAres de votre commune ?

La réponse fuse avec un air de clef de SOL et sans pause :

– Ah bon, y’a deux fanfares ?

Moi, j’en connais qu’une.

Chers nouveaux concitoyens, vous trouverez enfin LA réponse journalistique et étoffée à cette énigme en pages 8 et 9 dans votre unique journal à Fully.

Rendez-vous compte : la Liberté est née il y a 130 ans le jour de la St-Gothard et, en 2019, l’Avenir fêtera ses 100 ans, André-Marcel Bender, 56 ans de fanfare et Bernard Carron, 50 ans ! SI vous n’avez jamais ressenti 15 fois sur 15 des frissons au DOs lors d’une interprétation de «Marignan» ou SI vous ne vous êtes pas spontanément mis en marche spirituellement lors du «Gloria Deo» de Martin Carron, alors LA, je reste sans voix…

Participer à une fanfare, c’est une riche école de vie et de SOLidarité. Et que dire de ce 23 juin où, pour la première fois en 130 ans, un mariage a été célébré entre Véronique Pereira de L’Avenir et Joël Carron de La Liberté ! Tous sont en accord pour vous souhaiter le meilleur pour votre FAMIlle en toute harmonie.

Bonne lectuRE ! Retrouvez entre autres Flavien Carron, Baptiste DOrsaz, Arnaud CORNET.

Alain Léger,

Président du Journal de Fully

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ÉDITO – Sans idées préconçues

François Crettex

Entreprendre un voyage dans un pays inconnu, loin de notre mode de vie, de notre confort, de nos repères et habitudes, est certainement un acte de courage. Mais au retour notre monde, tout en n’ayant nullement changé, n’est plus le même ! On aurait subi, à notre insu, un ensorcellement ? Je pense plutôt que ce peuple, auparavant inconnu, n’a pas essayé d’exercer la moindre influence sur nous et a continué à vivre sa vie, ses coutumes et ses valeurs en nous ignorant, tout simplement. Et pourtant « sorcellerie » il y a eu ! Ou du moins, un changement qui s’y apparente. Quel malheur ? Non, quelle richesse ! La richesse d’une autre vision du monde, d’une plus large ouverture d’esprit. A espérer maximale ! De toute évidence, je ne fais pas allusion à Las Vegas !

Personnellement, il m’est arrivé de vivre le même phénomène d’ensorcellement dans des « pays de l’art ». Car l’art est véritablement un autre monde. Mais ici aussi, il peut s’y trouver des Las Vegas ! Or, pour partir en voyage vacciné, une visite au Musée d’Art Brut est ce qu’il y a de plus sûr ! L’un des musées les plus représentatifs de cet ART, en toutes majuscules, n’est pas plus loin qu’à Lausanne. L’intérêt de ce voyage est d’aller à l’essence du concept de l’art : inventivité, spontanéité, expression pure de l’esprit sans filtre, « brute » : pas peur des mots, pas de souci de la critique, pas d’égard pour le public, loin l’idée de l’influencer ! Selon Picasso, « dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de le rester en grandissant ».

Une simple évasion dominicale peut transformer notre vision du monde. Et, s’il y a « ensorcellement », ce sera grâce à notre sensibilité, sans
idées préconçues.

Gianfranco Cencio

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ÉDITO – De l’équilibre

François Crettex

La science de l’équilibre serait une des clés essentielles pour la gestion de la vie et de l’harmonie de l’Univers. En suivant le parcours d’un éminent funambule du siècle dernier, j’ai été impressionné de l’impact prépondérant de l’équilibre dans son art, tant au niveau de son état d’âme par rapport au grand vide, tant au niveau de la tenue de ses pieds et de ses bras sur la corde. Sa réussite est le reflet de la maîtrise parfaite de son équilibre. Un entraîneur de football dira à ses joueurs l’importance du dosage parfait d’une passe dans la surface devant le gardien et de l’équilibre du corps au moment de frapper dans le ballon pour marquer le but. Là aussi la réussite et la beauté du geste dépendent de l’équilibre du corps de l’athlète.

Dans les relations internationales, les négociations et les signatures des accords se jouent en permanence sur l’équilibre socio-économique et politique des nations. L’art de l’équilibre est le défi auquel nous sommes tous confrontés tous les jours : chaque personne, chaque peuple et chaque nation. Une meilleure maîtrise de l’équilibre entre avancée technologique et protection de l’environnement serait un pas de géant dans l’évolution de l’histoire de l’humanité en ce XXIe siècle.

Yaovi Dansou

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ÉDITO février

François Crettex

Les jeux sont faits pourrait-on titrer après ces joutes olympiques en Corée du Sud.

Mais si la flamme olypique s’est désormais éteinte pour 4 ans, le Valais n’a pas encore fini de parler olympisme.

Car le Valais désormais se prépare à décider s’il est prêt à relever ce défi incroyable, à savoir organiser dans ses belles montagnes cette fête sportive en 2026.

Car, y a-t-il un coin de terre plus propice à cette fête hivernale ? Nos montagnes enneigées, notre sens de l’accueil et notre capacité à organiser une manifestation d’envergure mondiale. Et bien sûr nos jeunes skieurs, hockeyeurs, sportifs qui rêvent de se mesurer sur leurs terres un jour aux meilleurs sportifs de la planète.

Alors que chacun d’ici le mois de juin se fasse une opinion qui lui permettra de se prononcer avec la meilleure conviction !!!

François Crettex

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ÉDITO – L’amitié

Lorsqu’on détecta chez mon ami un cavernome au cerveau, le médecin lui dit : « Préparez-vous à ne plus avoir de vie sociale ». Le paradoxe de la maladie, en général, c’est qu’une partie de l’entourage s’éloigne. Le pourquoi profond, je ne le connais pas. Peut-être le fait de ne plus avoir les mêmes activités qu’avant avec cette personne, ou la peur, la gêne de ce qui peut être un miroir sur soi-même et d’un futur possible. Quand je vais manger avec lui, je ne pense pas à sa maladie car l’être est un tout et ne peut devenir otage d’un mal déjà si présent. Je pense juste à bien manger, partager et rire…

C’est aussi la noblesse que nous devons à la charité. Sûrement la vertu la plus tranchante pour l’âme et l’orgueil inouï qui s’y attache. Lorsqu’on pense charité et que l’on se demande comment l’appliquer, aussitôt elle n’existe plus tant elle doit « être » et non pas réfléchie, organisée. Comme une respiration, elle doit aller de soi mais, tel le silence, elle disparaît quand on prononce son nom. Chose troublante au niveau de la logique, c’est que plus une personne est hospitalisée longtemps, plus les visites diminuent. Une piste pour plus d’attention en appliquant cette maxime de Fully : « La définition de l’égoïsme, c’est quand les autres ne pensent pas à moi. »

A mon Ami, je veux lui dire que c’est un paradoxe d’écrire cet édito, mais parfois l’écrit est plus simple que la parole. Et je veux le remercier d’une chose : en sa présence, jamais ô grand jamais, il ne m’a fait remarquer et ressentir ma propre petitesse et cela, c’est la charité incarnée.

Alain Léger

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