ÉDITO – De l’équilibre

François Crettex

La science de l’équilibre serait une des clés essentielles pour la gestion de la vie et de l’harmonie de l’Univers. En suivant le parcours d’un éminent funambule du siècle dernier, j’ai été impressionné de l’impact prépondérant de l’équilibre dans son art, tant au niveau de son état d’âme par rapport au grand vide, tant au niveau de la tenue de ses pieds et de ses bras sur la corde. Sa réussite est le reflet de la maîtrise parfaite de son équilibre. Un entraîneur de football dira à ses joueurs l’importance du dosage parfait d’une passe dans la surface devant le gardien et de l’équilibre du corps au moment de frapper dans le ballon pour marquer le but. Là aussi la réussite et la beauté du geste dépendent de l’équilibre du corps de l’athlète.

Dans les relations internationales, les négociations et les signatures des accords se jouent en permanence sur l’équilibre socio-économique et politique des nations. L’art de l’équilibre est le défi auquel nous sommes tous confrontés tous les jours : chaque personne, chaque peuple et chaque nation. Une meilleure maîtrise de l’équilibre entre avancée technologique et protection de l’environnement serait un pas de géant dans l’évolution de l’histoire de l’humanité en ce XXIe siècle.

Yaovi Dansou

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ÉDITO février

François Crettex

Les jeux sont faits pourrait-on titrer après ces joutes olympiques en Corée du Sud.

Mais si la flamme olypique s’est désormais éteinte pour 4 ans, le Valais n’a pas encore fini de parler olympisme.

Car le Valais désormais se prépare à décider s’il est prêt à relever ce défi incroyable, à savoir organiser dans ses belles montagnes cette fête sportive en 2026.

Car, y a-t-il un coin de terre plus propice à cette fête hivernale ? Nos montagnes enneigées, notre sens de l’accueil et notre capacité à organiser une manifestation d’envergure mondiale. Et bien sûr nos jeunes skieurs, hockeyeurs, sportifs qui rêvent de se mesurer sur leurs terres un jour aux meilleurs sportifs de la planète.

Alors que chacun d’ici le mois de juin se fasse une opinion qui lui permettra de se prononcer avec la meilleure conviction !!!

François Crettex

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ÉDITO – L’amitié

Lorsqu’on détecta chez mon ami un cavernome au cerveau, le médecin lui dit : « Préparez-vous à ne plus avoir de vie sociale ». Le paradoxe de la maladie, en général, c’est qu’une partie de l’entourage s’éloigne. Le pourquoi profond, je ne le connais pas. Peut-être le fait de ne plus avoir les mêmes activités qu’avant avec cette personne, ou la peur, la gêne de ce qui peut être un miroir sur soi-même et d’un futur possible. Quand je vais manger avec lui, je ne pense pas à sa maladie car l’être est un tout et ne peut devenir otage d’un mal déjà si présent. Je pense juste à bien manger, partager et rire…

C’est aussi la noblesse que nous devons à la charité. Sûrement la vertu la plus tranchante pour l’âme et l’orgueil inouï qui s’y attache. Lorsqu’on pense charité et que l’on se demande comment l’appliquer, aussitôt elle n’existe plus tant elle doit « être » et non pas réfléchie, organisée. Comme une respiration, elle doit aller de soi mais, tel le silence, elle disparaît quand on prononce son nom. Chose troublante au niveau de la logique, c’est que plus une personne est hospitalisée longtemps, plus les visites diminuent. Une piste pour plus d’attention en appliquant cette maxime de Fully : « La définition de l’égoïsme, c’est quand les autres ne pensent pas à moi. »

A mon Ami, je veux lui dire que c’est un paradoxe d’écrire cet édito, mais parfois l’écrit est plus simple que la parole. Et je veux le remercier d’une chose : en sa présence, jamais ô grand jamais, il ne m’a fait remarquer et ressentir ma propre petitesse et cela, c’est la charité incarnée.

Alain Léger

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ÉDITO – Mon dernier édito…

C’est l’hiver de ma vie dans les rangs du Journal de Fully… après 25 ans de rédaction en son sein !

Tout au long des années et des saisons qui ont défilé, j’ai constamment gardé le même objectif : que chaque lectrice et chaque lecteur, en fin d’article se retrouve récipiendaire d’un sentiment positif, joyeux, voire dynamisant.

Et je dois reconnaître qu’avec un tel objectif, je n’avais pas fixé la barre bien haut. En effet, écrire sur Fully, sur les passions de ses habitants et ses nombreuses manifestations sportives ou culturelles, c’est automatiquement insérer dans sa plume de l’encre positive, joyeuse et dynamisante.

J’adresse un intense MERCI aux rédactions successives ainsi qu’à toi, fidèle lectrice et à toi fidèle lecteur, que j’ai eu l’honneur d’atteindre chez toi, dans ton home ou sur ta tablette. Merci de m’avoir honoré de ton amitié. MERCI aux abonnés, aux parrains, aux annonceurs, à la Commune.

Le Journal de Fully est un petit bateau mais doté d’une grande voilure. Assurément, il naviguera encore bien longtemps à travers Fully, du Chavalard au bord du Rhône, du Grand-Blettay à Branson mais surtout du coeur de la rédaction aux coeurs du lectorat.

Emu, je vous adresse mes salutations les plus cordiales et enthousiastes 😉

Merveilleuses et profondes Fêtes à vous !

Stève Léger

Président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – La récolte

Eloge à la campagne, car du travail ardu et assidu des agriculteurs et agricultrices, nous savourons chaque année les fruits et légumes de saison.

La saison à peine terminée et les voilà déjà à l’œuvre. Les récurrents aléas climatiques, ces dernières années, ne permettent pas de récolter vraiment ce qui a été semé. Face au froid hivernal à un moment crucial de la campagne agricole cette année, les récoltes n’ont pas été à la hauteur des attentes.

A l’aube de ce XXI e siècle, force est de constater que chaque saison a son lot d’épreuves et de déceptions liées au climat. Tantôt c’est la grêle, tantôt c’est un froid polaire ou une canicule ponctuelle à une période inappropriée qui perturbent le cycle des vergers et des vignes. Les récoltes des abricots et du raisin, loin d’être les seuls à payer un lourd tribut aux aléas climatiques, sont affectées de telle sorte que la production de l’abricotine et du vin est durement touchée. Loin s’en faut de faire ici l’apologie de l’alcool, c’est un constat amer pour une région viticole et arboricole.

Chers(ères) agriculteurs et agricultrices, recevez ici toute notre gratitude. Longue vie à la campagne ! Cela dépend de nous tous, de l’intérêt que nous portons à la défense et la protection de l’environnement et de l’humanité. Ne faisons pas comme la grenouille tombée dans un puits qui ne voit qu’une petite partie du ciel.

Heureux les artisans de la protection de la terre et de l’humanité, car les générations à venir obtiendront les fruits de leurs engagements

Yaovi Dansou

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ÉDITO – 9000 habitants, une richesse !

Chers nouveaux habitants, bienvenue à Fully, vous êtes ici chez vous. Ce qui caractérise ce petit coin de terre, c’est de pouvoir y croiser des personnalités passionnées et aimantes.

Nos vignerons partageront avec vous la quintessence de la vigne. Nos agriculteurs font pousser des fruits et légumes délicieux. Les sociétés accueilleront vos talents les bras ouverts.

A travers nos éditions, tout Fully est représenté dans ces 160 pages annuelles. Olivier, un nouvel habitant, m’a confié qu’il avait hâte chaque mois de recevoir ce journal. Sa lecture lui permet de mieux comprendre ce microcosme et d’approfondir son intégration. Son témoignage enthousiaste n’a pas de prix pour tous ceux qui publient des articles. Je vous souhaite une lecture passionnée et aimante.

Enfin, chers nouveaux habitants, sachez que la première des nombreuses qualités du Fulliérain est son humilité… avec une touche d’humour.

Alain Léger

Président du Journal de Fully

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ÉDITO – L’art et la culture, sentiers de l’émancipation

Les questions fréquentes devant un tableau sont : «A quoi ça sert ? » « Qu’est-ce que cela veut dire ? » Une réponse, en passant par l’absurde : qui oserait imaginer une ville où n’existeraient que des usines, des entreprises et… des casernes ! Les Beatles, Mozart inexistants…pas de musique, ni de poésie, pas un monument, ni une galerie. Dans les maisons, pas un objet décoratif, que des casseroles et des assiettes blanches ! Platitude, stérilité, horreur !

C’est vrai : la recherche de l’utilité va dans le sens du courant de notre société. La fonction d’un tire-bouchon est évidente, et le fonctionnement intuitif. Mais devant un objet dont la valeur n’est qu’esthétique, à la question de l’utilité personne ne donnerait une explication aussi claire que… pour la fonction du tire-bouchon.

Apprivoiser des valeurs non évidentes est l’aboutissement d’une démarche personnelle faite de pratique, de fréquentations, de réflexions. Mais seulement en se forgeant un jugement personnel aiguisé on atteint l’émancipation. Pourquoi s’enliser dans un complexe d’infériorité inutile, ou passer à côté de jouissances intellectuelles qui sont les piments de la vie ? La création, ou la simple contemplation d’une œuvre «inutile», si elle plaît a donc une fonction de plaisir, dans le cas contraire elle a une fonction de développement personnel.

Voilà «à quoi ça sert !» Et ce n’est vraiment pas peu !

Gianfranco Cencio

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ÉDITO Juin

La fin de l’année scolaire est là ! Avec elle son lot de soulagement ou de déception.

Une petite visite lors de la fête de la Castalie me force à l’introspection.

Ces enfants et adolescents différents qui démontrent leur unicité, leur joie de vivre et leur affection sans gêne ni retenue.

Le carcan scolaire standard est-il apte à accompagner nos enfants dans leurs richesses ? Ou est-il juste un formatage ordonné qui laisse des traces indélébiles sur leur véritable nature ?

Un système créant à terme des adultes dociles et pour certains éteints, asphyxiés, gardant le sentiment profond de n’être qu’un individu insignifiant.

Heureusement, l’été est là, avec lui la montagne de livres à dévorer… dont un qui me ravit : «Wake Up». Histoire de retrouver l’émerveillement et les
rêves de l’enfance.

Et surtout, surtout, de croire en mon unicité !

Julie Brassard Carron

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ÉDITO – Nos liens intemporels

«Lorsque tu bois au puits, n’oublie pas ceux qui l’ont creusé.»

Quelle merveilleuse phrase qui ouvre un éventail presque infini de métaphores et d’exemples en notre pays de Fully

«Lorsque tu cours sur le parcours du KM vertical, n’oublie pas de penser à ceux qui l’ont tracé.»

«Lorsque tu pêches dans l’un des deux lacs, n’oublie pas les ouvriers qui, il y a plus de 110 ans, ont façonné les Hauts.»

«Lorsque tu dégustes notre vin, n’oublie pas les bras qui ont dé friché, terrassé et élevé les murs en pierres sèches sur nos coteaux.»

Aujourd’hui, je pense aux 60 enfants qui ont planté dernièrement plus de 200 arbres sur la ravine de Moren. Bravo et honneur aux initiateurs de ce projet qui ont permis à nos petchos de ressentir la fierté de participer au Fully de demain. Il nous faut toujours vivre des moments où l’on s’arrête et s’extasier de ce qui s’offre à nos yeux et de la mémoire qui y est liée.

Nos éditions sont un miroir passionné de ces lieux, ces hommes, ces instants de vie, de transpiration, de bonheur et de liens.

Buvons de cette eau et puis creusons de nouveaux puits.

Alain Léger

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ÉDITO – Grilladons !

L’Académie française n’est pas au point.

En ses murs parisiens, trop loin du Valais, de nos jardins, de nos montagnes, l’Académie a oublié d’inscrire dans le dictionnaire un verbe pourtant si important : grillader !

Le soleil luit, les invités arrivent, il flotte une odeur de viande, c’est le bonheur des grillades.

Une occasion fabuleuse d’inviter celles et ceux qu’on aime… pour s’aimer encore plus !

Préparer un bon feu, griller les viandes un verre à la main, discuter à bâtons rompus, ce moment «à nous», tout cela mérite ce verbe «grillader» !

Avec les beaux jours revenus, fendantons, petitearvinons, grilladons… en automne il faudra … châtaigner ! 😉

Stève Léger

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