ÉDITO – L’art et la culture, sentiers de l’émancipation

Les questions fréquentes devant un tableau sont : «A quoi ça sert ? » « Qu’est-ce que cela veut dire ? » Une réponse, en passant par l’absurde : qui oserait imaginer une ville où n’existeraient que des usines, des entreprises et… des casernes ! Les Beatles, Mozart inexistants…pas de musique, ni de poésie, pas un monument, ni une galerie. Dans les maisons, pas un objet décoratif, que des casseroles et des assiettes blanches ! Platitude, stérilité, horreur !

C’est vrai : la recherche de l’utilité va dans le sens du courant de notre société. La fonction d’un tire-bouchon est évidente, et le fonctionnement intuitif. Mais devant un objet dont la valeur n’est qu’esthétique, à la question de l’utilité personne ne donnerait une explication aussi claire que… pour la fonction du tire-bouchon.

Apprivoiser des valeurs non évidentes est l’aboutissement d’une démarche personnelle faite de pratique, de fréquentations, de réflexions. Mais seulement en se forgeant un jugement personnel aiguisé on atteint l’émancipation. Pourquoi s’enliser dans un complexe d’infériorité inutile, ou passer à côté de jouissances intellectuelles qui sont les piments de la vie ? La création, ou la simple contemplation d’une œuvre «inutile», si elle plaît a donc une fonction de plaisir, dans le cas contraire elle a une fonction de développement personnel.

Voilà «à quoi ça sert !» Et ce n’est vraiment pas peu !

Gianfranco Cencio

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ÉDITO Juin

La fin de l’année scolaire est là ! Avec elle son lot de soulagement ou de déception.

Une petite visite lors de la fête de la Castalie me force à l’introspection.

Ces enfants et adolescents différents qui démontrent leur unicité, leur joie de vivre et leur affection sans gêne ni retenue.

Le carcan scolaire standard est-il apte à accompagner nos enfants dans leurs richesses ? Ou est-il juste un formatage ordonné qui laisse des traces indélébiles sur leur véritable nature ?

Un système créant à terme des adultes dociles et pour certains éteints, asphyxiés, gardant le sentiment profond de n’être qu’un individu insignifiant.

Heureusement, l’été est là, avec lui la montagne de livres à dévorer… dont un qui me ravit : «Wake Up». Histoire de retrouver l’émerveillement et les
rêves de l’enfance.

Et surtout, surtout, de croire en mon unicité !

Julie Brassard Carron

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ÉDITO – Nos liens intemporels

«Lorsque tu bois au puits, n’oublie pas ceux qui l’ont creusé.»

Quelle merveilleuse phrase qui ouvre un éventail presque infini de métaphores et d’exemples en notre pays de Fully

«Lorsque tu cours sur le parcours du KM vertical, n’oublie pas de penser à ceux qui l’ont tracé.»

«Lorsque tu pêches dans l’un des deux lacs, n’oublie pas les ouvriers qui, il y a plus de 110 ans, ont façonné les Hauts.»

«Lorsque tu dégustes notre vin, n’oublie pas les bras qui ont dé friché, terrassé et élevé les murs en pierres sèches sur nos coteaux.»

Aujourd’hui, je pense aux 60 enfants qui ont planté dernièrement plus de 200 arbres sur la ravine de Moren. Bravo et honneur aux initiateurs de ce projet qui ont permis à nos petchos de ressentir la fierté de participer au Fully de demain. Il nous faut toujours vivre des moments où l’on s’arrête et s’extasier de ce qui s’offre à nos yeux et de la mémoire qui y est liée.

Nos éditions sont un miroir passionné de ces lieux, ces hommes, ces instants de vie, de transpiration, de bonheur et de liens.

Buvons de cette eau et puis creusons de nouveaux puits.

Alain Léger

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ÉDITO – Grilladons !

L’Académie française n’est pas au point.

En ses murs parisiens, trop loin du Valais, de nos jardins, de nos montagnes, l’Académie a oublié d’inscrire dans le dictionnaire un verbe pourtant si important : grillader !

Le soleil luit, les invités arrivent, il flotte une odeur de viande, c’est le bonheur des grillades.

Une occasion fabuleuse d’inviter celles et ceux qu’on aime… pour s’aimer encore plus !

Préparer un bon feu, griller les viandes un verre à la main, discuter à bâtons rompus, ce moment «à nous», tout cela mérite ce verbe «grillader» !

Avec les beaux jours revenus, fendantons, petitearvinons, grilladons… en automne il faudra … châtaigner ! 😉

Stève Léger

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ÉDITO – La passion

La passion, est-elle aujourd’hui le privilège de certaines personnes dou- ées ou initiées, ou bien chacun de nous peut-il prétendre en avoir une ?

Notre passion entretient notre rêve, notre espoir et la qualité de notre vie.

Les passionnés de pêche, de ski ou de sports d’hiver, en ces temps-ci, nous répondraient avec certitude que notre passion peut jouer un rôle prépondérant dans la qualité d’une vie épanouie.

Avoir et entretenir une passion peut constituer une échappatoire permettant de se donner une bouffée d’oxygène face à la course à l’excellence, à la rentabilité, à la compétitivité, aux miasmes des villes, au stress et aux angoisses. Une randonnée en montagne, une promenade dans la nature loin de tous bruits humains, au bord d’un lac ou d’une rivière, dans une forêt, créent une harmonie autour de nous et peuvent nous apporter de l’énergie positive en vue de recharger nos batteries après le dur labeur de la semaine.

De même, toutes les activités sportives, la contemplation d’œuvres d’art ou littéraires, l’écoute d’une musique qui nous transcende, se promener dans un musée, dans un lieu spécial ou sacré, la méditation et la relaxation oxygènent aussi bien notre pensée et notre âme.

Avoir une passion c’est bien, mais il faut aussi se donner le temps et les moyens né- cessaires de l’entretenir ; la partager est encore mieux. Vivre passionnément nos passions sans la passion est aussi l’art de mieux vivre.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – Une entrée décapante !

Rejoindre l’équipe du Journal de Fully comme chargée des publicités et des publi-reportages, quelques jours avant le souper annuel, c’est la promesse d’une entrée en matière décapante !

On boit d’abord l’apéro au caveau Mettaz à Saxé.

Autour de la table, les rires sont joyeux, on vous accueille à bras ouverts et vous êtes rapidement mis dans le bain :

«il ne faut pas l’écouter, il blague»(à propos du président), «on ne manque pas de sujets !», «c’est tous les mois la course pour sortir les articles à temps», « l’argent c’est le nerf de la guerre»; en quelques minutes vous êtes briefé !

Un verre de Gamay à la main, chacun se présente.Les personnalités sont très différentes, mais leur amour pour les belles histoires et pour leur village réunit cette équipe dans une entente qui fait plaisir à voir !

Et quand on se déplace tous à Histoire de Goût pour souper, la soirée est déjà bien avancée.

Entre deux danses des Rondenia et une photo pour la page Facebook on me met en garde sur ma mission : sans publicité, le Journal de Fully ne pourrait pas être édité !

A bon entendeur !

Domitille Roduit

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ÉDITO – Un monde meilleur !

La traînée de souhaits et vœux qui s’entrelacent en cette aube de l’année est une coutume folklorique louable et agréable, comme un conte de fées. Mais voilà le philosophe Salvatore Veca qui, presque en trouble-fête, nous stimule à un engagement :« Nous ne trouverons dans la nouvelle année que ce que nous serons capables d’y apporter…» Je le rejoins pleinement : le seul vœu garanti sera notre décision de vouloir…un monde meilleur!

Si le rêve d’un homme reste un rêve, le rêve de «tous» devient histoire. Que le monde puisse être meilleur n’a pas besoin d’une longue dissertation.

Mais comment le rendre meilleur ? Le même philosophe, outre une vision originale de la justice, évoque le rôle de la créativité, la capacité à trouver des solutions. Et dans cette société boiteuse dominée par la politique, l’économie, la finance, seule une vision novatrice et profonde pourrait apporter l’équilibre. Et les ambassadeurs d’une nouvelle vision ne peuvent être que les artistes, créateurs par excellence.«Le poète a dit la vérité…»(Guy Béart).

Dans l’impossibilité de développer ce thème, je reviens à la créativité : une qualité qui peut s’exprimer dans tous les domaines du quotidien et dont la caractéristique est, tout simplement, la pensée personnelle et le choix indépendant de toute influence.

La créativité n’est pas un talent mais le choix d’une façon de fonctionner.C’est oser s’affirmer, être soi, oser s’exposer, exposer son unicité. Cette attitude positive ne peut qu’influencer l’entourage, notamment les enfants. Et comme ces ont eux les bâtisseurs d’un monde meilleur, il faut leur mettre à disposition toutes les sources de formation à la créativité, à l’art. Et ils nous le rendront ! Permettez-moi de conclure : «Le poète a dit la vérité… il doit être in trôné».

Gianfranco Cencio

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ÉDITO – Des murs et des hommes

Lorsque qu’un empereur chinois entreprit la construction de la grande muraille afin de se protéger des invasions, il ne s’imaginait pas l’issue rocambolesque et funeste de son initiative, pourtant partie d’un bon sentiment.

En effet, après plus de 10 millions d’ouvriers décédés sur ce chantier, après avoir vidé les coffres du trésor et affamé son peuple en utilisant le riz pilé comme liant dans le ciment, l’empire fut épuisé et la colère gronda.

Si bien que lorsque les Mongols arrivèrent aux pieds de ces remparts infranchissables, l’armée chinoise, n’étant plus soutenue par la population en quasi insurrection, ouvrit les portes et rendit les armes à l’envahisseur.

Il y en a des métaphores formidables dans cette histoire !

Je pense qu’il est des combats à ne pas mener, qu’il est des énergies à mettre dans des projets positifs.  L’orgueil et le sentiment de toute puissance ne sont que fétus de paille face aux tsunamis de nos vies. La maladie, la perte d’un proche, comment être armé devant ces situations inéluctables ?

Finalement, mon mur préféré est celui de nos coteaux : le mur en pierre sèche, car il maintient la terre fertile et, paradoxalement, laisse passer l’eau.

Alain Léger

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ÉDITO – La belle nuit d’été

Par une nuit d’été à Fully en longeant le canal, je contemplais les cimes de ces belles montagnes qui nous entourent. En effet, c’était une nuit de pleine lune, lanatureétaitd’unesplendeur extraordinaire. La lune dans leshauteursdu ciel éclairaitFullyet sesalentoursd’unelumièreapaisante comme si c’était pour nous dire d’éteindrenos lampadairespour laisserparler lanature.

De temps en temps, je tournais mes yeux vers lesquatrepoints cardinauxpouradmirer labeauté de cette magnifique lune. Soudain mon regard fut attiré par je ne savais quoi dans les profondeurs du firmament, au moment où quelques ballots de nuages obscurcirent la clarté de cettesplendidelune.Ainsi jeremarquaiuneétoile àpeineperceptiblequi retint monattentioncomme si elle me demandait : «et moi ?».

Devant cette interpellation j’avais senti que ce n’étaitpas seulement cette majestueuselunequi, dans cette nuit d’été, pouvait susciter de l’admiration. Toutdans l’universauncôtéattrayant et important.

Dans cette contemplation m’était venuàl’espritnotreJournaldeFully,dans lagalaxiedes journauxdu mondeentier. Des journaux degranderéputationavecdesprofessionnelsexpérimentés et aguerris, à côté notre Journal de Fully, tout minusculedans les mainsdebénévoles, tenant sa partition dans le concert des médias. Ce journal qui ne cesse de ne pas ménager ses efforts pour être le reflet de Fully dans sa populationetdans ses manifestations. Ilestessentiel de découvrir le pourquoi de l’être des choses et des Etres et enfin se dire que chaque chose ou Etre a sa grandeur, son rôle et son importance.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – La chose publique

La chose publique, c’est basculer son temps personnel au profit des autres – chronophage. C’est aussi exposer le flanc à la critique – courageux.

C’est devenir connu – gestes, paroles et faits analysés. La chose publique, c’est aimer les gens – altruisme. C’est s’occuper de tous en gardant du temps pour sa famille – équilibre voire équilibrisme. En lieu et place des “yaqua”, c’est la fixation du calendrier de la réalisation des projets et promesses électorales – du concret. Mesdames et Messieurs les élus, merci pour votre engagement au profit de la collectivité.

La chose publique n’est pas chose aisée. C’est passionnant certes, mais exigeant assurément. Comme le disait un homme inspiré, pragmatique, assis au sommet du Chavalard, observant le tumulte de la plaine : “Ne t’endors jamais en pensant qu’une action est impossible à réaliser car tu pourrais être réveillé par le bruit que fait quelqu’un occupé à le faire…”

Reconnaissant pour tout ce qui a été réalisé et tout ce qui le sera, je souhaite un plein épanouissement à toutes nos nouvelle élues et tous nos nouveaux élus.

Stève Léger

président d’honneur du Journal de Fully

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