ÉDITO – Grilladons !

L’Académie française n’est pas au point.

En ses murs parisiens, trop loin du Valais, de nos jardins, de nos montagnes, l’Académie a oublié d’inscrire dans le dictionnaire un verbe pourtant si important : grillader !

Le soleil luit, les invités arrivent, il flotte une odeur de viande, c’est le bonheur des grillades.

Une occasion fabuleuse d’inviter celles et ceux qu’on aime… pour s’aimer encore plus !

Préparer un bon feu, griller les viandes un verre à la main, discuter à bâtons rompus, ce moment «à nous», tout cela mérite ce verbe «grillader» !

Avec les beaux jours revenus, fendantons, petitearvinons, grilladons… en automne il faudra … châtaigner ! 😉

Stève Léger

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ÉDITO – La passion

La passion, est-elle aujourd’hui le privilège de certaines personnes dou- ées ou initiées, ou bien chacun de nous peut-il prétendre en avoir une ?

Notre passion entretient notre rêve, notre espoir et la qualité de notre vie.

Les passionnés de pêche, de ski ou de sports d’hiver, en ces temps-ci, nous répondraient avec certitude que notre passion peut jouer un rôle prépondérant dans la qualité d’une vie épanouie.

Avoir et entretenir une passion peut constituer une échappatoire permettant de se donner une bouffée d’oxygène face à la course à l’excellence, à la rentabilité, à la compétitivité, aux miasmes des villes, au stress et aux angoisses. Une randonnée en montagne, une promenade dans la nature loin de tous bruits humains, au bord d’un lac ou d’une rivière, dans une forêt, créent une harmonie autour de nous et peuvent nous apporter de l’énergie positive en vue de recharger nos batteries après le dur labeur de la semaine.

De même, toutes les activités sportives, la contemplation d’œuvres d’art ou littéraires, l’écoute d’une musique qui nous transcende, se promener dans un musée, dans un lieu spécial ou sacré, la méditation et la relaxation oxygènent aussi bien notre pensée et notre âme.

Avoir une passion c’est bien, mais il faut aussi se donner le temps et les moyens né- cessaires de l’entretenir ; la partager est encore mieux. Vivre passionnément nos passions sans la passion est aussi l’art de mieux vivre.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – Une entrée décapante !

Rejoindre l’équipe du Journal de Fully comme chargée des publicités et des publi-reportages, quelques jours avant le souper annuel, c’est la promesse d’une entrée en matière décapante !

On boit d’abord l’apéro au caveau Mettaz à Saxé.

Autour de la table, les rires sont joyeux, on vous accueille à bras ouverts et vous êtes rapidement mis dans le bain :

«il ne faut pas l’écouter, il blague»(à propos du président), «on ne manque pas de sujets !», «c’est tous les mois la course pour sortir les articles à temps», « l’argent c’est le nerf de la guerre»; en quelques minutes vous êtes briefé !

Un verre de Gamay à la main, chacun se présente.Les personnalités sont très différentes, mais leur amour pour les belles histoires et pour leur village réunit cette équipe dans une entente qui fait plaisir à voir !

Et quand on se déplace tous à Histoire de Goût pour souper, la soirée est déjà bien avancée.

Entre deux danses des Rondenia et une photo pour la page Facebook on me met en garde sur ma mission : sans publicité, le Journal de Fully ne pourrait pas être édité !

A bon entendeur !

Domitille Roduit

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ÉDITO – Un monde meilleur !

La traînée de souhaits et vœux qui s’entrelacent en cette aube de l’année est une coutume folklorique louable et agréable, comme un conte de fées. Mais voilà le philosophe Salvatore Veca qui, presque en trouble-fête, nous stimule à un engagement :« Nous ne trouverons dans la nouvelle année que ce que nous serons capables d’y apporter…» Je le rejoins pleinement : le seul vœu garanti sera notre décision de vouloir…un monde meilleur!

Si le rêve d’un homme reste un rêve, le rêve de «tous» devient histoire. Que le monde puisse être meilleur n’a pas besoin d’une longue dissertation.

Mais comment le rendre meilleur ? Le même philosophe, outre une vision originale de la justice, évoque le rôle de la créativité, la capacité à trouver des solutions. Et dans cette société boiteuse dominée par la politique, l’économie, la finance, seule une vision novatrice et profonde pourrait apporter l’équilibre. Et les ambassadeurs d’une nouvelle vision ne peuvent être que les artistes, créateurs par excellence.«Le poète a dit la vérité…»(Guy Béart).

Dans l’impossibilité de développer ce thème, je reviens à la créativité : une qualité qui peut s’exprimer dans tous les domaines du quotidien et dont la caractéristique est, tout simplement, la pensée personnelle et le choix indépendant de toute influence.

La créativité n’est pas un talent mais le choix d’une façon de fonctionner.C’est oser s’affirmer, être soi, oser s’exposer, exposer son unicité. Cette attitude positive ne peut qu’influencer l’entourage, notamment les enfants. Et comme ces ont eux les bâtisseurs d’un monde meilleur, il faut leur mettre à disposition toutes les sources de formation à la créativité, à l’art. Et ils nous le rendront ! Permettez-moi de conclure : «Le poète a dit la vérité… il doit être in trôné».

Gianfranco Cencio

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ÉDITO – Des murs et des hommes

Lorsque qu’un empereur chinois entreprit la construction de la grande muraille afin de se protéger des invasions, il ne s’imaginait pas l’issue rocambolesque et funeste de son initiative, pourtant partie d’un bon sentiment.

En effet, après plus de 10 millions d’ouvriers décédés sur ce chantier, après avoir vidé les coffres du trésor et affamé son peuple en utilisant le riz pilé comme liant dans le ciment, l’empire fut épuisé et la colère gronda.

Si bien que lorsque les Mongols arrivèrent aux pieds de ces remparts infranchissables, l’armée chinoise, n’étant plus soutenue par la population en quasi insurrection, ouvrit les portes et rendit les armes à l’envahisseur.

Il y en a des métaphores formidables dans cette histoire !

Je pense qu’il est des combats à ne pas mener, qu’il est des énergies à mettre dans des projets positifs.  L’orgueil et le sentiment de toute puissance ne sont que fétus de paille face aux tsunamis de nos vies. La maladie, la perte d’un proche, comment être armé devant ces situations inéluctables ?

Finalement, mon mur préféré est celui de nos coteaux : le mur en pierre sèche, car il maintient la terre fertile et, paradoxalement, laisse passer l’eau.

Alain Léger

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ÉDITO – La belle nuit d’été

Par une nuit d’été à Fully en longeant le canal, je contemplais les cimes de ces belles montagnes qui nous entourent. En effet, c’était une nuit de pleine lune, lanatureétaitd’unesplendeur extraordinaire. La lune dans leshauteursdu ciel éclairaitFullyet sesalentoursd’unelumièreapaisante comme si c’était pour nous dire d’éteindrenos lampadairespour laisserparler lanature.

De temps en temps, je tournais mes yeux vers lesquatrepoints cardinauxpouradmirer labeauté de cette magnifique lune. Soudain mon regard fut attiré par je ne savais quoi dans les profondeurs du firmament, au moment où quelques ballots de nuages obscurcirent la clarté de cettesplendidelune.Ainsi jeremarquaiuneétoile àpeineperceptiblequi retint monattentioncomme si elle me demandait : «et moi ?».

Devant cette interpellation j’avais senti que ce n’étaitpas seulement cette majestueuselunequi, dans cette nuit d’été, pouvait susciter de l’admiration. Toutdans l’universauncôtéattrayant et important.

Dans cette contemplation m’était venuàl’espritnotreJournaldeFully,dans lagalaxiedes journauxdu mondeentier. Des journaux degranderéputationavecdesprofessionnelsexpérimentés et aguerris, à côté notre Journal de Fully, tout minusculedans les mainsdebénévoles, tenant sa partition dans le concert des médias. Ce journal qui ne cesse de ne pas ménager ses efforts pour être le reflet de Fully dans sa populationetdans ses manifestations. Ilestessentiel de découvrir le pourquoi de l’être des choses et des Etres et enfin se dire que chaque chose ou Etre a sa grandeur, son rôle et son importance.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – La chose publique

La chose publique, c’est basculer son temps personnel au profit des autres – chronophage. C’est aussi exposer le flanc à la critique – courageux.

C’est devenir connu – gestes, paroles et faits analysés. La chose publique, c’est aimer les gens – altruisme. C’est s’occuper de tous en gardant du temps pour sa famille – équilibre voire équilibrisme. En lieu et place des “yaqua”, c’est la fixation du calendrier de la réalisation des projets et promesses électorales – du concret. Mesdames et Messieurs les élus, merci pour votre engagement au profit de la collectivité.

La chose publique n’est pas chose aisée. C’est passionnant certes, mais exigeant assurément. Comme le disait un homme inspiré, pragmatique, assis au sommet du Chavalard, observant le tumulte de la plaine : “Ne t’endors jamais en pensant qu’une action est impossible à réaliser car tu pourrais être réveillé par le bruit que fait quelqu’un occupé à le faire…”

Reconnaissant pour tout ce qui a été réalisé et tout ce qui le sera, je souhaite un plein épanouissement à toutes nos nouvelle élues et tous nos nouveaux élus.

Stève Léger

président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – Elections communales, bravoure et engagement

J’ai toujours eu un regard admiratif face aux politiciens. En premier pour le temps consacré à la collectivité publique aux dépens, bien souvent, de la vie familiale.

Puis pour la bravoure dans les débats, où l’ego doit souvent accepter le compromis. Je n’ose imaginer les réunions interminables sur des thèmes qui, bien

que paraissant futiles, ont un protocole à respecter. Il y a aussi, je n’en ferai pas secret, la critique parfois acide des électeurs. En effet, lorsqu’un mandat se termine, bien souvent nous ne voyons que le dossier non abouti alors que des dizaines ont été menés avec succès.

Il y a aussi cette magnifique alchimie de personnes venant de tous bords et partageant leurs expériences de vie. Les moments de franches amitiés font partie intégrante des mandats politiques.

Chers politiciens, durant ces 4 prochaines années, le journal de Fully aura à coeur d’être cet écho positif de vos engagements communaux où les défis seront nombreux.

Quand à ceux qui finissent leur mandat, qu’ils gardent la fierté du labeur partagé.

Alain Léger,

Président du journal de Fully.

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ÉDITO – Comme un air de vacances

L’été est enfin là.

Les enfants ont rangé livres et cahiers et chacun a hâte de partir en vacances…

Partir pour oublier quelque peu le stress du quotidien. Partir pour trouver après de longs jours de labeur un repos mérité. Juste un besoin d’exil du corps et de l’esprit. Un été plein d’émotions nous attend. Il nous emmènera sur les stades de France ou les plages de Rio.

Pourvu que le voyage soit assez long et la moisson de médailles olympiques abondante. Au pire si tout cela ne devait pas suffire, nous trouvons à Fully assez d’endroits charmants.

Au bord d’un lac, en montagne, en plaine et, j’en suis sûr, assez d’amis pour échapper l’espace d’un été au stress de notre monde.

Excellent été à tous !

François Crettex

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ÉDITO – Migration, Immigration, Intégration

Trois mots incandescents, que les litres d’encre qui coulent sur euxn’éteignent pas. Au contraire, l’encre est un attiseur ! Des mots, des murs, des boucliers: les mots, le plus souvent, teintés de peur. Des murs «en doux en dur». Des boucliers, pour protéger son identité. Un tremblement de terre social, au niveau mondial. Probablement un des phénomènes les plus complexes qui ait ébranlé l’humanité. Indifférent n’existe pas. Pour ou contre ! Les médias, la politique, l’ONU, les associations et, pas le dernier, le citoyen… Aucune solution logique en vue !

Mais permettez-moi, quand même, une petite réflexion sur un mot porteur ! Notre langue-mère, le latin, par «integrare» entendait «rendre entier».
Dès lors, l’intégration ne serait qu’une «réparation», une sorte de réconciliation après une cassure.
Vue sous cet angle, l’intégration, plus qu’un accueil bienveillant, devrait être envisagée comme une fusion qui rend l’intégrité. En clair une rencontre amoureuse, avec toutes ses caractéristiques de réciprocité : respect, enrichissement, bonheur.
D’une conviction – si poétique soit-elle (1) – peut naître une attitude et d’une attitude répandue peut naître la solution. Même si notre langue-mère est morte, ce serait un bel hommage que de réfléchir sérieusement à la justesse et à la puissance de son «integrare» !

(1) (de toute façon, le monde ne peut être sauvé que par des artistes dans l’âme).

Gianfranco Cencio

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