ÉDITO – Des murs et des hommes

Lorsque qu’un empereur chinois entreprit la construction de la grande muraille afin de se protéger des invasions, il ne s’imaginait pas l’issue rocambolesque et funeste de son initiative, pourtant partie d’un bon sentiment.

En effet, après plus de 10 millions d’ouvriers décédés sur ce chantier, après avoir vidé les coffres du trésor et affamé son peuple en utilisant le riz pilé comme liant dans le ciment, l’empire fut épuisé et la colère gronda.

Si bien que lorsque les Mongols arrivèrent aux pieds de ces remparts infranchissables, l’armée chinoise, n’étant plus soutenue par la population en quasi insurrection, ouvrit les portes et rendit les armes à l’envahisseur.

Il y en a des métaphores formidables dans cette histoire !

Je pense qu’il est des combats à ne pas mener, qu’il est des énergies à mettre dans des projets positifs.  L’orgueil et le sentiment de toute puissance ne sont que fétus de paille face aux tsunamis de nos vies. La maladie, la perte d’un proche, comment être armé devant ces situations inéluctables ?

Finalement, mon mur préféré est celui de nos coteaux : le mur en pierre sèche, car il maintient la terre fertile et, paradoxalement, laisse passer l’eau.

Alain Léger

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ÉDITO – La belle nuit d’été

Par une nuit d’été à Fully en longeant le canal, je contemplais les cimes de ces belles montagnes qui nous entourent. En effet, c’était une nuit de pleine lune, lanatureétaitd’unesplendeur extraordinaire. La lune dans leshauteursdu ciel éclairaitFullyet sesalentoursd’unelumièreapaisante comme si c’était pour nous dire d’éteindrenos lampadairespour laisserparler lanature.

De temps en temps, je tournais mes yeux vers lesquatrepoints cardinauxpouradmirer labeauté de cette magnifique lune. Soudain mon regard fut attiré par je ne savais quoi dans les profondeurs du firmament, au moment où quelques ballots de nuages obscurcirent la clarté de cettesplendidelune.Ainsi jeremarquaiuneétoile àpeineperceptiblequi retint monattentioncomme si elle me demandait : «et moi ?».

Devant cette interpellation j’avais senti que ce n’étaitpas seulement cette majestueuselunequi, dans cette nuit d’été, pouvait susciter de l’admiration. Toutdans l’universauncôtéattrayant et important.

Dans cette contemplation m’était venuàl’espritnotreJournaldeFully,dans lagalaxiedes journauxdu mondeentier. Des journaux degranderéputationavecdesprofessionnelsexpérimentés et aguerris, à côté notre Journal de Fully, tout minusculedans les mainsdebénévoles, tenant sa partition dans le concert des médias. Ce journal qui ne cesse de ne pas ménager ses efforts pour être le reflet de Fully dans sa populationetdans ses manifestations. Ilestessentiel de découvrir le pourquoi de l’être des choses et des Etres et enfin se dire que chaque chose ou Etre a sa grandeur, son rôle et son importance.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – La chose publique

La chose publique, c’est basculer son temps personnel au profit des autres – chronophage. C’est aussi exposer le flanc à la critique – courageux.

C’est devenir connu – gestes, paroles et faits analysés. La chose publique, c’est aimer les gens – altruisme. C’est s’occuper de tous en gardant du temps pour sa famille – équilibre voire équilibrisme. En lieu et place des “yaqua”, c’est la fixation du calendrier de la réalisation des projets et promesses électorales – du concret. Mesdames et Messieurs les élus, merci pour votre engagement au profit de la collectivité.

La chose publique n’est pas chose aisée. C’est passionnant certes, mais exigeant assurément. Comme le disait un homme inspiré, pragmatique, assis au sommet du Chavalard, observant le tumulte de la plaine : “Ne t’endors jamais en pensant qu’une action est impossible à réaliser car tu pourrais être réveillé par le bruit que fait quelqu’un occupé à le faire…”

Reconnaissant pour tout ce qui a été réalisé et tout ce qui le sera, je souhaite un plein épanouissement à toutes nos nouvelle élues et tous nos nouveaux élus.

Stève Léger

président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – Elections communales, bravoure et engagement

J’ai toujours eu un regard admiratif face aux politiciens. En premier pour le temps consacré à la collectivité publique aux dépens, bien souvent, de la vie familiale.

Puis pour la bravoure dans les débats, où l’ego doit souvent accepter le compromis. Je n’ose imaginer les réunions interminables sur des thèmes qui, bien

que paraissant futiles, ont un protocole à respecter. Il y a aussi, je n’en ferai pas secret, la critique parfois acide des électeurs. En effet, lorsqu’un mandat se termine, bien souvent nous ne voyons que le dossier non abouti alors que des dizaines ont été menés avec succès.

Il y a aussi cette magnifique alchimie de personnes venant de tous bords et partageant leurs expériences de vie. Les moments de franches amitiés font partie intégrante des mandats politiques.

Chers politiciens, durant ces 4 prochaines années, le journal de Fully aura à coeur d’être cet écho positif de vos engagements communaux où les défis seront nombreux.

Quand à ceux qui finissent leur mandat, qu’ils gardent la fierté du labeur partagé.

Alain Léger,

Président du journal de Fully.

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ÉDITO – Comme un air de vacances

L’été est enfin là.

Les enfants ont rangé livres et cahiers et chacun a hâte de partir en vacances…

Partir pour oublier quelque peu le stress du quotidien. Partir pour trouver après de longs jours de labeur un repos mérité. Juste un besoin d’exil du corps et de l’esprit. Un été plein d’émotions nous attend. Il nous emmènera sur les stades de France ou les plages de Rio.

Pourvu que le voyage soit assez long et la moisson de médailles olympiques abondante. Au pire si tout cela ne devait pas suffire, nous trouvons à Fully assez d’endroits charmants.

Au bord d’un lac, en montagne, en plaine et, j’en suis sûr, assez d’amis pour échapper l’espace d’un été au stress de notre monde.

Excellent été à tous !

François Crettex

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ÉDITO – Migration, Immigration, Intégration

Trois mots incandescents, que les litres d’encre qui coulent sur euxn’éteignent pas. Au contraire, l’encre est un attiseur ! Des mots, des murs, des boucliers: les mots, le plus souvent, teintés de peur. Des murs «en doux en dur». Des boucliers, pour protéger son identité. Un tremblement de terre social, au niveau mondial. Probablement un des phénomènes les plus complexes qui ait ébranlé l’humanité. Indifférent n’existe pas. Pour ou contre ! Les médias, la politique, l’ONU, les associations et, pas le dernier, le citoyen… Aucune solution logique en vue !

Mais permettez-moi, quand même, une petite réflexion sur un mot porteur ! Notre langue-mère, le latin, par «integrare» entendait «rendre entier».
Dès lors, l’intégration ne serait qu’une «réparation», une sorte de réconciliation après une cassure.
Vue sous cet angle, l’intégration, plus qu’un accueil bienveillant, devrait être envisagée comme une fusion qui rend l’intégrité. En clair une rencontre amoureuse, avec toutes ses caractéristiques de réciprocité : respect, enrichissement, bonheur.
D’une conviction – si poétique soit-elle (1) – peut naître une attitude et d’une attitude répandue peut naître la solution. Même si notre langue-mère est morte, ce serait un bel hommage que de réfléchir sérieusement à la justesse et à la puissance de son «integrare» !

(1) (de toute façon, le monde ne peut être sauvé que par des artistes dans l’âme).

Gianfranco Cencio

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ÉDITO – Valeur appréciée : l’altruisme

J’interprète le «bénévolat» comme «parce que je le veux bien».

Oui, gratuitement et pour le bien de la communauté, des personnes quittent leur zone de confort pour se donner à autrui, offrir de leur temps, de leurs compétences et leurs idées.

Et c’est ainsi que l’on peut savourer un concert de fanfare ou de chœur, c’est ainsi que l’on peut rire et rencontrer du monde à la fête de la châtaigne, c’est ainsi que l’on peut transpirer au KM vertical, admirer un match de foot, de volley, de basket, etc…

C’est ainsi aussi que vous pouvez lire le présent journal élaboré par des bénévoles…

Merci à tous les bénévoles des milieux sportifs, artistiques ou culturels.

Mille intentions ne valent pas un acte, dès lors, bravo pour votre implication concrète et pragmatique !

Stève Léger

Président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – De la gratitude

Merci à vous, hommes et femmes de nos villes et campagnes. Il est important par moment de prendre du temps et de dire merci devant tout ce qui se fait de bien et de beau dans le monde. De la reconnaissance envers les artisans de paix et d’amour, envers toutes les personnes qui, de par leur oeuvre de bonne volonté, aussi infime soitelle, contribuent à bâtir un monde meilleur. De la gratitude aux patrouilleurs qui veillent sur nos enfants sur leur chemin d’école, aux pompiers volontaires, aux forces de l’ordre, à ceux ou celles qui s’occupent de nos routes chaque instant de l’année, surtout en période de forte neige. Bref merci à ceux ou celles qui, dans l’ombre, travaillent à améliorer notre quotidien ou à aider les autres.

Un merci particulier à notre ancien président du «Journal de Fully», Jean-Luc, pour son travail et son dévouement au sein du journal. Merci à Alain qui a accepté de prendre le témoin de la présidence, aux anciens et anciennes, aux nouveaux et nouvelles rédacteurs et rédactrices, à toute l’équipe du journal.

Merci aussi à ceux ou celles qui, par leurs soutiens et leurs dons, contribuent à la parution chaque mois de notre journal.

Honneur et gloire à toutes les personnes bienfaisantes.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – «Sagesse du peuple» et bon sens

Les proverbes, selon une définition universellement acceptée, c’est«la sagesse du peuple».Expérience et esprit d’une culture et de toutes les cultures, ces petits textes poétiques, incisifs, essentiels, se présentent comme un enseignement autoritaire qui nous est consigné par l’humanité comme une sorte de patrimoine. Avec leurs cousineset cousins : maximes,dictons,et même textes sacrés, signéspardegrands maîtres («C’est lui qui l’a dit ! Qui suis-je pour le mettre en doute ?»), ils fascinent et influencent la façon d’agir de beaucoup de monde… malheureusement pas toujours dans le bon sens. «Sagesse»du peuple ? Quand j’entends :«On n’arrête pas le progrès !»et ce«progrès»n’est rien d’autre que la destruction de la nature… Quand on énonce :«Si tu veux la paix, prépare la guerre», la course pacifique aux armements…quelqu’unpeut m’expliquer ? «L’occasion fait le larron»…alorsquel’occasionrévèlele«larron». Quand on me dit que «l’union fait la force» et je constate plutôt qu’elle fait la farce! Où s’est caché le bon sens ? Proverbes et compagnie, non passés au tri du bon sens, me semblent plutôt des somnifères administrés sournoisement, par des manipulateurs, à des proies sans défense critique. Ou même des «prêt à porter» dont s’habillent des criminels de toute sorte, pour exécuter leurs horreurs. Dans ces conditions, il estdifficilede se montrer ducôtédubonsens,qui sembleapparteniràune minorité. On connaît «la raison du plus fort est toujours la meilleure». Voilà pourquoi, comme disait le romancier italienAlessandro Manzoni : «Le bonsens existe, mais il reste caché de peur du sens commun».

Gianfranco Cencio

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ÉDITO – Une barrière suisse

Partout en Europe s’élèvent des barrières. IciàFully, il s’enestérigée une. J’y ai même participé
unsoird’été,étantalors l’undes gardiens des lieux.

Quand les inconnus arrivèrent, leur manière étrange de parler me faisait penser à une concasseuse.
Des femmes aux mollets solides telle la pierred’Unspunnen,des hommes aux bras noueux
comme des arolles, bref, un groupe de Suisses Allemands.
Cette page historique entre confédérés s’estécrite à la cabane du Fénestral.
Malgré une méfiance réciproque, il fallait bien trouver un consensus car nous allions devoir souper ensemble. Décision fut prise, nous cuisinerons des röstis. Les welches étaient assis d’un côté de la table et les bourbines de l’autre, entre nous sur cette table, la fameuse barrière de röstis. Petit à petit, un délicieux partage de rires et de complicités’est instauré.Avec, comme clin d’œil, une bouteille de grappa Ticinese. Le lendemain ils repartirent, heureux de notre accueil.
C’est fou tout ce que l’ont peut se dire avec humour quand on s’aime. Les a prioris disparaissent,onjuge moins et on créée des liens, le Valaisan bourrus’adoucit au contact des autres. Une belle le çondeviesur les étiquettes que nous nous collons dessus. Luttons ensemble pour un monde sans préjugés. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Avec mes amis
gardiens, il nous fallait un peu ranger afin d’accueillir le soir, avec méfiance,un groupe de culs de Vaudois.

Alain Léger,

Président du Journal de Fully

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