ÉDITO – «Equi-libre»

Un mot peut avoir l’effet d’une boule de cristal et révéler des se- crets insoupçonnés…

En train de jouer avec le mot

«équilibre», voici qu’un galop de chevaux, en perspective grandissante, me… saute aux yeux. L’effet boule de cristal m’a fait voir, dans le mot «équilibre», la beauté d’un cheval

libre.

En effet, l’étymologie latine du mot «équilibre», «égal-poids», ne m’inspire pas autant que celle française «équi-libre»(1) «libre comme un cheval» (de Camargue naturellement, comme ceux qui m’ont éclaboussé).

Rien qu’un clin d’œil et, du coup, l’imagination devient indomptable. La liberté du cheval évoque aussi bien l’élégance, l’harmonie, la grâce, que la puissance, la sauvagerie, l’insoumission… un tout qui lui donne un charme fou !

Naturellement l’équilibre, dans le sens commun, doit régir tout être humain et toute société, mais il n’est qu’un tremplin pour ceux qui visent le saut en hauteur.

La liberté d’esprit implique aussi un brin de saine folie et donne des ailes à ceux qui la cultivent. Les artistes, dans tous les domaines, en sont l’échantillon classique.

Et voilà que la boule de cristal, toujours en veine de jouer, me montre le mythique cheval ailé, sym- bole de l’énergie spirituelle qui permet de pla- ner dans les cieux…

Et oui, l’efficacité de la boule réside dans des images fortes !

Gianfranco Cencio

(1) Si ça n’existe pas, j’y mets le brevet !

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ÉDITO – Nos vallées et nos montagnes

A l’approche d’organiser ses vacances, on rêve de beaucoup de choses et de plusieurs endroits à visiter. Parfois le choix devient difficile et même compliqué si l’on est deux ou plusieurs à y réfléchir. On fi- nit toujours par choisir le lieu, les activités et les loisirs.

Mais que c’est drôle de voir que la région où l’on vit et les milieux socio-culturels auxquels on ap- partient influencent considérablement ces choix. Les gens des montagnes rêveraient de bord de mer, ceux des grandes villes songeraient à faire des safaris dans les forêts tropicales et ceux des pays en voie de développe- ment penseraient à visiter les grandes villes comme New York, Paris, Tokyo… Un adage africain dit : «Le buffle pense toujours qu’il y a plus grande réserve na- turelle que sa vaste forêt tropi- cale, où il y a plus d’herbes à brouter.»

Malgré l’attrait des forêts tropi- cales et des bords de mer, il est aussi merveilleux de découvrir les richesses naturelles de nos vallées et de nos montagnes que l’on ignore parfois.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – Enfin elles sont là !

Il est des phénomènes qui me touchent beau- coup dans la nature. L’un d’entre eux me stresse un peu aux mois

d’avril et mai.

Tous les jours dès la fin avril, je scrute le ciel et le dessous de mon toit et je me dis : «Et si elles ne revenaient pas ?» Déjà, quand j’étais petit, maman me disait «arrête de te faire de la bile, elles vont revenir tes hirondelles».

Tout à coup un beau matin elles sont là, rentrées d’Afrique toutes bronzées, elles tournent au-des- sus des toits, cherchant une mai- son accueillante pour passer l’été.

Mon papa disait que les hiron- delles portent bonheur… alors ou- vrez toutes grandes vos habita- tions pour les accueillir et un jour vous vous direz comme moi… «Enfin elles sont là».

Comme nous sommes en va- cances jusqu’au mois de sep- tembre, je vous souhaite un joyeux été, sortez vos pantoufles, nos sentiers et nos magnifiques cabanes vous attendent.

Bon vent à tous.

Jean-Luc Carron-Delasoie Président du journal de Fully

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ÉDITO – Déguster nos bons moments d’amitié

Par hasard, il m’a été donné de découvrir la prière des vigne- rons sur une pla- quette vissée sur une croix que l’abbé

Léonce Bender avait installée dans une vigne en l’honneur de ses parents. Un texte qui donne un plus, c’est un texte que l’on partage naturellement !

En voici quelques extraits : «Seigneur, Toi qui travailles avec amour à la vigne du Père Céleste, apprends-nous à : planter nos ra- cines en terre féconde, tailler nos défauts, ébourgeonner nos im- patiences, traiter nos haines, désherber nos jalousies, récolter la bonne humeur, presser nos in- tolérances, encaver nos qualités et déguster nos bons moments d’amitié.»

Sur les terrasses ou dans quelque coin de nature, je vous souhaite de belles dégustations de ces bons moments d’amitié ! Car si l’on dit “In vino veritas”, “In amitié veritas” sera tout autant exact !

Amitiés !

Stève Léger
Président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – Le Fénestral et les Français

Lors d’un week-end de gardiennage à la cabane du Fénestral, un groupe de Français est arrivé depuis Ovronnaz. L’important c’est l’accueil. Alors, avec un sourire naturel, je leur ai servi une bonne soupe. Le soir tombé, je fis remarquer à ma co-gardienne que les derniers rayons de soleil sur le Mont-Blanc nous offraient un panorama exceptionnel. «Oh ! merveilleux ! le MontBlanc !!!» s’époumonèrent alors nos voisins de l’Hexagone. Aussitôt, ils se levèrent et prirent leurs appareils photo afin d’immortaliser cet instant. Une euphorie telle que certains venaient vers moi en me disant : «C’est le Mont-Blanc ! regardez !» Je suis resté surpris de leur réaction, car cela faisait des heures qu’ils regardaient dans cette direction tout en restant stoïques. Depuis ce jour, grâce à leur candeur, chaque matin je dis : «Oh ! notre merveilleux Chavalard !!!»

Alain Léger

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ÉDITO – Le printemps rayonne enfin

julieLes tout-petits s’ébrouent dans l’insouciance, tandis que les adolescents émergeant à peine de l’enfance doivent s’être fixé sur leur futur professionnel.

Les parents craignent le peu de maturité de ces derniers pour effectuer ce choix crucial. Dehors, les chenilles pas si matures non plus doivent rentrer dans leur cocon, en ressortir et virevolter pour nous éblouir de leurs arabesques de papillon.

Dedans, les jeunes finissants intensifient leurs efforts pour obtenir le précieux sésame du monde du travail.

Ailleurs, sans combustible, l’avion Solar Impulse 2 aligne des records qui font briller la Suisse.

Mais pour nous, le soleil fait monter la dopamine et les journées se font plus longues pour accompagner notre allure qui s’accélère.

Julie Brassard Carron

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ÉDITO – Une taupinière n’est pas une montagne…

steveBienheureux ceux qui savent rire d’eux- mêmes : ils n’ont pas fini de s’amuser. Bien- heureux ceux qui sa- vent distinguer une montagne d’une tau- pinière : il leur sera

épargné bien des tracas. Bien- heureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses : ils devien- dront sages. Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils ap- prendront des choses nouvelles. Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se pren- dre au sérieux : ils seront appré- ciés de leur entourage. Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.

La lecture de certains textes donne du “peps” et ça fait du bien. Quel plaisir donc de vous livrer les quelques lignes ci-dessus en préambule de votre voyage de découvertes à travers le Journal de Fully !

… car bienheureux ceux qui lisent le Journal de Fully : ils se nour- rissent d’informations intéres- santes et positives 😉

Stève Léger

Président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – Résolutions

julieUn peu partout, les feux d’arti- fices ont accueilli 2015 avec éclat.

Les résolutions, telles des of- frandes, lui ont été présentées. Ne sont-elles pas des fumées d’encensoirs qui se dissiperont avant la fin du premier mois ?

Je me figure que non et, encore toute à la persévérance pour faire de cette nouvelle année une ode au respect, à la déli- catesse, à… c’est le CHOC ! L’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo à Paris me laisse pantoise, le déferlement dés- obligeant sur les réseaux so- ciaux confronte les élans de bienveillance et les désirs de paix.

Je vous imagine tous aussi in- terloqués que je peux l’être.

Et puis, je me dis que je me dois d’autant plus de persévérer dans mes résolutions : respect, délicatesse et bienveillance !

Des vœux que je vous transmets chers lecteurs.

Julie Brassard Carron

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ÉDITO – «L’ENFER, C’EST LES AUTRES» DIT SARTRE

gianfrancocencioEt Goethe : «Pour moi, le plus grand supplice serait d’être seul en paradis». Deux affirmations contradictoires
à faire perdre le nord. Et là-dessus le coup de grâce de Plaute : «L’homme est un loup pour l’homme !»
Quel cauchemar ! Je me réveille décidé à «vivre et laisser vivre» ! Mais c’est aussi une illusion,
car je ne peux pas me passer des autres. Et puis, moi aussi, je suis «l’autre» de mes innombrables
relations. Serais-je aussi leur enfer ? Je suis confus. Vivre dans la conviction que seule la peur
réciproque régit les rapports humains est angoissant et paralysant.
Mais essayons de nous imaginer la société comme un somptueux tissu fait de différences, et que
la qualité de notre petit bout d’étoffe et du fil avec lequel nous tissons nos relations, contribue
activement à la valeur de notre vie sociale. Quoi de plus gratifiant et stimulant !
Alors le cauchemar laisse la place à un rêve d’espoir.
En effet le monde est plein de gens qui possèdent et cultivent des qualités positives ; des
femmes et hommes qui savent se dépouiller de leur ego et de leurs peurs pour vêtir ce manteau
multicolore, et le porter avec dignité, fantaisie, respect et même avec une joie qui efface tout
défaut. En quoi cette vision du monde seraitelle utopique ?
Ah, qu’il est bon de vivre ensemble en paradis, avec les autres !

Gianfranco Cencio

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