ÉDITO – Migration, Immigration, Intégration

Trois mots incandescents, que les litres d’encre qui coulent sur euxn’éteignent pas. Au contraire, l’encre est un attiseur ! Des mots, des murs, des boucliers: les mots, le plus souvent, teintés de peur. Des murs «en doux en dur». Des boucliers, pour protéger son identité. Un tremblement de terre social, au niveau mondial. Probablement un des phénomènes les plus complexes qui ait ébranlé l’humanité. Indifférent n’existe pas. Pour ou contre ! Les médias, la politique, l’ONU, les associations et, pas le dernier, le citoyen… Aucune solution logique en vue !

Mais permettez-moi, quand même, une petite réflexion sur un mot porteur ! Notre langue-mère, le latin, par «integrare» entendait «rendre entier».
Dès lors, l’intégration ne serait qu’une «réparation», une sorte de réconciliation après une cassure.
Vue sous cet angle, l’intégration, plus qu’un accueil bienveillant, devrait être envisagée comme une fusion qui rend l’intégrité. En clair une rencontre amoureuse, avec toutes ses caractéristiques de réciprocité : respect, enrichissement, bonheur.
D’une conviction – si poétique soit-elle (1) – peut naître une attitude et d’une attitude répandue peut naître la solution. Même si notre langue-mère est morte, ce serait un bel hommage que de réfléchir sérieusement à la justesse et à la puissance de son «integrare» !

(1) (de toute façon, le monde ne peut être sauvé que par des artistes dans l’âme).

Gianfranco Cencio

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ÉDITO – Valeur appréciée : l’altruisme

J’interprète le «bénévolat» comme «parce que je le veux bien».

Oui, gratuitement et pour le bien de la communauté, des personnes quittent leur zone de confort pour se donner à autrui, offrir de leur temps, de leurs compétences et leurs idées.

Et c’est ainsi que l’on peut savourer un concert de fanfare ou de chœur, c’est ainsi que l’on peut rire et rencontrer du monde à la fête de la châtaigne, c’est ainsi que l’on peut transpirer au KM vertical, admirer un match de foot, de volley, de basket, etc…

C’est ainsi aussi que vous pouvez lire le présent journal élaboré par des bénévoles…

Merci à tous les bénévoles des milieux sportifs, artistiques ou culturels.

Mille intentions ne valent pas un acte, dès lors, bravo pour votre implication concrète et pragmatique !

Stève Léger

Président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – De la gratitude

Merci à vous, hommes et femmes de nos villes et campagnes. Il est important par moment de prendre du temps et de dire merci devant tout ce qui se fait de bien et de beau dans le monde. De la reconnaissance envers les artisans de paix et d’amour, envers toutes les personnes qui, de par leur oeuvre de bonne volonté, aussi infime soitelle, contribuent à bâtir un monde meilleur. De la gratitude aux patrouilleurs qui veillent sur nos enfants sur leur chemin d’école, aux pompiers volontaires, aux forces de l’ordre, à ceux ou celles qui s’occupent de nos routes chaque instant de l’année, surtout en période de forte neige. Bref merci à ceux ou celles qui, dans l’ombre, travaillent à améliorer notre quotidien ou à aider les autres.

Un merci particulier à notre ancien président du «Journal de Fully», Jean-Luc, pour son travail et son dévouement au sein du journal. Merci à Alain qui a accepté de prendre le témoin de la présidence, aux anciens et anciennes, aux nouveaux et nouvelles rédacteurs et rédactrices, à toute l’équipe du journal.

Merci aussi à ceux ou celles qui, par leurs soutiens et leurs dons, contribuent à la parution chaque mois de notre journal.

Honneur et gloire à toutes les personnes bienfaisantes.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – «Sagesse du peuple» et bon sens

Les proverbes, selon une définition universellement acceptée, c’est«la sagesse du peuple».Expérience et esprit d’une culture et de toutes les cultures, ces petits textes poétiques, incisifs, essentiels, se présentent comme un enseignement autoritaire qui nous est consigné par l’humanité comme une sorte de patrimoine. Avec leurs cousineset cousins : maximes,dictons,et même textes sacrés, signéspardegrands maîtres («C’est lui qui l’a dit ! Qui suis-je pour le mettre en doute ?»), ils fascinent et influencent la façon d’agir de beaucoup de monde… malheureusement pas toujours dans le bon sens. «Sagesse»du peuple ? Quand j’entends :«On n’arrête pas le progrès !»et ce«progrès»n’est rien d’autre que la destruction de la nature… Quand on énonce :«Si tu veux la paix, prépare la guerre», la course pacifique aux armements…quelqu’unpeut m’expliquer ? «L’occasion fait le larron»…alorsquel’occasionrévèlele«larron». Quand on me dit que «l’union fait la force» et je constate plutôt qu’elle fait la farce! Où s’est caché le bon sens ? Proverbes et compagnie, non passés au tri du bon sens, me semblent plutôt des somnifères administrés sournoisement, par des manipulateurs, à des proies sans défense critique. Ou même des «prêt à porter» dont s’habillent des criminels de toute sorte, pour exécuter leurs horreurs. Dans ces conditions, il estdifficilede se montrer ducôtédubonsens,qui sembleapparteniràune minorité. On connaît «la raison du plus fort est toujours la meilleure». Voilà pourquoi, comme disait le romancier italienAlessandro Manzoni : «Le bonsens existe, mais il reste caché de peur du sens commun».

Gianfranco Cencio

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ÉDITO – Une barrière suisse

Partout en Europe s’élèvent des barrières. IciàFully, il s’enestérigée une. J’y ai même participé
unsoird’été,étantalors l’undes gardiens des lieux.

Quand les inconnus arrivèrent, leur manière étrange de parler me faisait penser à une concasseuse.
Des femmes aux mollets solides telle la pierred’Unspunnen,des hommes aux bras noueux
comme des arolles, bref, un groupe de Suisses Allemands.
Cette page historique entre confédérés s’estécrite à la cabane du Fénestral.
Malgré une méfiance réciproque, il fallait bien trouver un consensus car nous allions devoir souper ensemble. Décision fut prise, nous cuisinerons des röstis. Les welches étaient assis d’un côté de la table et les bourbines de l’autre, entre nous sur cette table, la fameuse barrière de röstis. Petit à petit, un délicieux partage de rires et de complicités’est instauré.Avec, comme clin d’œil, une bouteille de grappa Ticinese. Le lendemain ils repartirent, heureux de notre accueil.
C’est fou tout ce que l’ont peut se dire avec humour quand on s’aime. Les a prioris disparaissent,onjuge moins et on créée des liens, le Valaisan bourrus’adoucit au contact des autres. Une belle le çondeviesur les étiquettes que nous nous collons dessus. Luttons ensemble pour un monde sans préjugés. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Avec mes amis
gardiens, il nous fallait un peu ranger afin d’accueillir le soir, avec méfiance,un groupe de culs de Vaudois.

Alain Léger,

Président du Journal de Fully

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ÉDITO – Souvenirs, souvenirs…

(Edito du Journal de Fully n° 54, novembre 1996)

Quand je vois descendre le so- leil de la pointe du Chavalard en caressant doucement toutes les crêtes,«j’aime mon village».

Quand le doux parfum des châ- taigners en fleurs vient chatouil- ler mes narines et m’emplir d’un bien-être magique,

«j’aime mon village».

Quand les magnifiques cactus brillent sur les rochers dans l’uni- vers mystique des Follaterres, «j’aime mon village».

Quand la poudreuse fait vibrer le torrent de l’Echerche du Cha- valard à la Botzache,
«j’aime mon village».

Quand les grappes dorées se laissent pénétrer par la douce chaleur de l’automne,
«j’aime mon village».

Quand je vois notre magnifique jeunesse, qui footballeur, scout, gymnaste ou musicien, remplir d’ambiance et de bonheur nos salles et nos stades,

«j’aime mon village».

Quand je vois la truite de Sorniot, le bouquetin du Six-Tremble, le chamois de la Grand-Garde ou la marmotte de la Chaux, «j’aime mon village».

Jean-Luc Carron-Delasoie

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ÉDITO – Le Chavalard, what else ?

En Valais, nous vivons quotidiennement à travers une cartepostale. Notre environnement de vie est fabuleux, nos montagnes merveilleuses. Il est cependant une verticalité qui semble davantage encore aimanter notre regard et notre admirationplusquederaison,unepointequinous invite à la gravir, une montagne majestueuse, assise posément et semblant surveiller les aléas de la plaine ainsi que les sommets environnants, défiant amicalement sa voisine d’enface la Pierre Avoi 😉
LeChavalardprendses racinesdans laplainedu Rhône, il segarnitàsabasedevillages,devignes en combes, de feuillus, plus haut de résineux, de mélèzes,decaillasseset secoiffed’unecroix
blanche. LenombredeFulliérainsetd’amisd’autres contrées se faisant photographierà côté de lacroixduChavalardest incalculable.Cettephoto «collector»(ci-dessus) symbolisel’atteintedusommet, l’arrivéeaprès l’effort, lasatisfaction, lajoie, le bonheur. Toutes et tous sourient largement à côté de cette croix culminantà 2899 mètresd’altitude ! Il n’existe pas de photo prise à cet endroitdepersonnes«tirant lagueule», vouspouvez chercher ! Et que l’on ne me dise pas que cet édito c’est delavantardisedeFulliérain, c’estdel’amour! Envous souhaitantd’atteindretous les sommets de votre vie, amitiés.

Stève Léger
Président d’honneur du Journal de Fully

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ÉDITO – «Equi-libre»

Un mot peut avoir l’effet d’une boule de cristal et révéler des se- crets insoupçonnés…

En train de jouer avec le mot

«équilibre», voici qu’un galop de chevaux, en perspective grandissante, me… saute aux yeux. L’effet boule de cristal m’a fait voir, dans le mot «équilibre», la beauté d’un cheval

libre.

En effet, l’étymologie latine du mot «équilibre», «égal-poids», ne m’inspire pas autant que celle française «équi-libre»(1) «libre comme un cheval» (de Camargue naturellement, comme ceux qui m’ont éclaboussé).

Rien qu’un clin d’œil et, du coup, l’imagination devient indomptable. La liberté du cheval évoque aussi bien l’élégance, l’harmonie, la grâce, que la puissance, la sauvagerie, l’insoumission… un tout qui lui donne un charme fou !

Naturellement l’équilibre, dans le sens commun, doit régir tout être humain et toute société, mais il n’est qu’un tremplin pour ceux qui visent le saut en hauteur.

La liberté d’esprit implique aussi un brin de saine folie et donne des ailes à ceux qui la cultivent. Les artistes, dans tous les domaines, en sont l’échantillon classique.

Et voilà que la boule de cristal, toujours en veine de jouer, me montre le mythique cheval ailé, sym- bole de l’énergie spirituelle qui permet de pla- ner dans les cieux…

Et oui, l’efficacité de la boule réside dans des images fortes !

Gianfranco Cencio

(1) Si ça n’existe pas, j’y mets le brevet !

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ÉDITO – Nos vallées et nos montagnes

A l’approche d’organiser ses vacances, on rêve de beaucoup de choses et de plusieurs endroits à visiter. Parfois le choix devient difficile et même compliqué si l’on est deux ou plusieurs à y réfléchir. On fi- nit toujours par choisir le lieu, les activités et les loisirs.

Mais que c’est drôle de voir que la région où l’on vit et les milieux socio-culturels auxquels on ap- partient influencent considérablement ces choix. Les gens des montagnes rêveraient de bord de mer, ceux des grandes villes songeraient à faire des safaris dans les forêts tropicales et ceux des pays en voie de développe- ment penseraient à visiter les grandes villes comme New York, Paris, Tokyo… Un adage africain dit : «Le buffle pense toujours qu’il y a plus grande réserve na- turelle que sa vaste forêt tropi- cale, où il y a plus d’herbes à brouter.»

Malgré l’attrait des forêts tropi- cales et des bords de mer, il est aussi merveilleux de découvrir les richesses naturelles de nos vallées et de nos montagnes que l’on ignore parfois.

Yaovi Dansou

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ÉDITO – Enfin elles sont là !

Il est des phénomènes qui me touchent beau- coup dans la nature. L’un d’entre eux me stresse un peu aux mois

d’avril et mai.

Tous les jours dès la fin avril, je scrute le ciel et le dessous de mon toit et je me dis : «Et si elles ne revenaient pas ?» Déjà, quand j’étais petit, maman me disait «arrête de te faire de la bile, elles vont revenir tes hirondelles».

Tout à coup un beau matin elles sont là, rentrées d’Afrique toutes bronzées, elles tournent au-des- sus des toits, cherchant une mai- son accueillante pour passer l’été.

Mon papa disait que les hiron- delles portent bonheur… alors ou- vrez toutes grandes vos habita- tions pour les accueillir et un jour vous vous direz comme moi… «Enfin elles sont là».

Comme nous sommes en va- cances jusqu’au mois de sep- tembre, je vous souhaite un joyeux été, sortez vos pantoufles, nos sentiers et nos magnifiques cabanes vous attendent.

Bon vent à tous.

Jean-Luc Carron-Delasoie Président du journal de Fully

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