Comme une seule personne, notre canton et notre pays portent la douleur de ses enfants.
Le cœur meurtri nous pleurons toutes et tous les victimes de la tragédie de Crans-Montana. Cet incendie du premier jour de l’an a ouvert une plaie béante dans nos cœurs et une marque indélébile dans nos pensées. L’ampleur de la tragédie est telle qu’on se demande comment cela a-t-il pu arriver? Plus nous y pensons et plus mal nous nous sentons. Les mots nous manquent pour exprimer notre douleur et notre tristesse. Notre sidération est immense et notre colère indescriptible. Comment admettre que le réveillon de la SaintSylvestre puisse devenir une nuit d’horreur?
Voilà que cela s’est produit et nous ne pouvons plus revenir sur le temps et épargner toutes ces vies détruites et tous ces destins brisés. Nos sincères sympathies et affections aux familles et aux personnes qui ont perdu un enfant, un frère, une sœur, une amie ou un ami. Que l’amour qui vous unit soit plus fort que la mort qui vous sépare et que dans vos cœurs Résilience. vous soyez unis à vos illustres disparus. Birago Diop, un poète africain, écrivait dans son recueil de poèmes Le souffle des Ancêtres: «Ceux qui sont morts ne sont jamais partis: Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire Et dans l’ombre qui s’épaissit. Les morts ne sont pas sous la Terre…»
A celles et ceux qui luttent encore contre la mort dans les hôpitaux, nos pensées sont avec vous et nous vous souhaitons un prompt rétablissement. A toutes les personnes touchées par cette tragédie de près ou de loin, nous sommes avec vous et nous vous portons dans nos cœurs. Une immense gratitude à ces jeunes qui se sont battus au risque de leur vie pour sauver les personnes piégées par les flammes. Notre reconnaissance va également aux corps de métiers qui ont agi dans les premiers instants du drame et aux autorités de notre canton et de notre pays.
Enfin, plus jamais ça dans nos villes et campagnes, dans notre canton et dans notre pays.
Yaovi Dansou, rédacteur en chef
