Avec le coût de la lumière, c’est tout un village qui s’éteint.

11 % ; non ce n’est pas le pourcentage des foyers payant la cotisation au journal de Fully (seulement 5 %) mais bien la hausse du coût d’électricité sur la commune.
Abordons un peu les impacts plus larges que toutes ces augmentations engendrent. Qu’il s’agisse des primes d’assurances maladie, des coûts énergétiques, des loyers et autres dépenses du quotidien, les gens font désormais l’impasse sur les loisirs, les sorties au restaurant, le café du dimanche matin, les vêtements à la boutique du coin privilégiant les enseignes de grande distribution. Même la Petite Arvine n’a plus la cote, c’est peu dire ! Tous ces changements comportementaux fragilisent peu à peu l’économie locale.
Si chaque habitant faisait l’effort, aussi souvent que possible, par élan de générosité, d’acheter une bouteille de vin à un vigneron local, un habit à la boutique du village, son pain à la boulangerie, ses légumes au maraîcher, cela pourrait déjà faire une différence, car la vraie richesse d’un village, ce ne sont pas les kilowatts consommés mais les liens humains qui l’illuminent.
Alexandra Sieber




