Claudy Carron – Le pilier de la Société d’agriculture

Suite à la fermeture du magasin Landi qui hébergeait notamment la Société d’agriculture, Claudy a dû rendre ses habits de travail de couleur verte représentant l’enseigne, à quelques mois de la retraite.
On avait plaisir à échanger avec lui au rez du magasin. Il savait renseigner les plus novices d’entre nous en matière de jardinage. Rencontre avec un ancien employé fortement apprécié.
Salut Claudy, l’aventure Landi s’étant terminée un peu avant ta retraite, en conserves-tu malgré tout un bon souvenir ?
Oui, de très bons souvenirs. Encore aujourd’hui, je croise des gens qui me demandent des conseils en matière de produit de jardinage. Je garde en mémoire plusieurs anecdotes, dont une en particulier. Un jour, une dame vient au magasin me demander du glyphosate (ndlr. un herbicide) sans me donner plus d’informations. Je lui vends le produit. Deux semaines plus tard, elle revient et me dit : « Il faut venir voir la pelouse, elle est toute jaune ». En effet, la cliente l’avait aspergée de glyphosate. Elle voulait en fait du Duplosan (ndlr. undésherbant). Elle a ensuite demandé un dédommagement pour fausse information… qu’elle a bien sûr obtenu. J’en rigole aujourd’hui mais sur le moment j’étais sidéré.
Tu es très actif au sein du groupe « Les Amis des Rabelais », peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?
Il y a 20 ans, un de mes amis a informé une bande de copainqu’il avait un terrain à exploiter à Jeur Brûlée. C’est ainsi que nous décidons d’y planter des choux-raves. Nous tournons le terrain à la charrue, plantons les choux-raves, les désherbons, puis, les récoltons. Evidemment chaque journée de dur labeur se termine par un apéro. Dès lors, chaque année avec mes troiscompères, Paul, Noël et Antonio nous récoltons environ 1000 choux-raves que nous distribuons à la famille et aux amis. Nous avons aussi organisé la fête du 15 août à Jeur Brûlée pendant plus de 20 ans. Tout au long de ma vie, j’ai fait partiede trois sociétés : le comité de carnaval de Fully (10 ans), le comité de l’amical des brisoleurs (5 ans), et la présidence des « Amis du Rabelais » (depuis 20 ans).
Tu possèdes un chalet dans le magnifique hameau de JeurBrûlée. Est-ce que ce congé forcé sera l’occasion pour toi d’y passer plus de temps ?
Absolument ! J’ai plaisir à être là-haut avec mes amis du mayen et mon épouse Nicole. Je continue d’y cultiver mes choux-raves et j’y passe de bons moments.
Propos recueillis par Alexandra Sieber